mes progrès dans ma recherche de l'autre.
Et j'ai toujours pas trouvé mon âne-soeur. (âne, ma soeur âne, ne vois-tu rien venir? Je ne vois rien, que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie) C'est un peu ma faute aussi, j'ai ouvert toutes les mauvaises portes durant cette année là ou presque. La preuve, ce blogue qui parle de tout sauf de rien. Je veux dire que j'ai mis mon temps et mes efforts ailleurs, c'est évident. J'avais tant de choses à faire progresser d'ailleurs. Bilan de presque un an: 1) j'ai retrouvé et atteint mon poids santé et je suis maintenant membre à vie de Weight Watchers. Pas tellement que je tenais à être membre à vie, mais je tenais à terminer en bonne et due forme, pourquoi? Sans doute seulement parce que le cerveau humain fonctionne comme ça et c'est tout. Car c'est une formalité, le fond étant la forme - même si ça semble contradictoire à première vue, il s'agit de penser au sens profond de la chose. 2) j'ai terminé une autre session, m'en reste plus qu'une et 3) j'ai fait des changements positifs sur le plan du travail. Pas mal. Mais je ne suis pas encore rendue où je veux me rendre, d'une part et j'y vais toujours seule, d'autre part.
Je me suis réinscrite à un site de rencontres. Il y a plus d'hommes matures qui cherchent vraiment une compagne de vie que la dernière fois et moins de ''courailleux'' (de plans culs comme disent les françaises), c'est encourageant. Seulement la compatibilité n'est pas au rendez-vous dans les profils. Je vais aussi sortir plus, parce que je vais avoir plus de temps pour le faire.
Après toutes ces années à vivre seule, je me rends compte que j'ai non seulement à apprivoiser ma relation psychologique à l'autre, mais aussi celle à mon propre corps par rapport à l'autre. J'ai été chez l'esthéticienne la semaine dernière. Et bien, c'était un esthéticien. Je ne veux pas faire machette mais je viens de comprendre ce qu'on dû ressentir les homo eructus lorsque les femmes ont eu le droit d'entrer dans les tavernes. Et c'est rien parce que le forfait comprend plusieurs soins, là c'était seulement un massage et traitement pour la peau du visage, il y en aura d'autres, ça peut aller, mais bientôt ce sera les jambes. C'était sensé être relaxant, et je me suis presque endormie en effet, mais je ne pouvais pas relaxer profondément ni m'empêcher d'être mal à l'aise qu'un homme s'occupe de mon corps comme ça, au sens où il doit m'observer d'assez près pour me référer des produits pour mon type de peau et bon, heureusement que c'est seulement des massages et des applications de crèmes et non d'autres soins dits de beauté qui consistent à nous faire ressembler pendant que ça se passe à tout sauf à donner l'idée de la beauté et de la séduction : les femmes qui me lisent savent de quoi je parle, je n'ai pas besoin d'entrer les détails - il me semble que c'est à l'opposé de comment un femme veut qu'un homme voit son corps. C'est sensé être APRÈS, pas PENDANT la scéance de ''beauté''. Le masque aux rondelles de concombres, entre filles on se comprend, mais devant un homme, au secours. Quoi qu'il en soit, avant ou après ou pendant, je me suis rendue compte que je ne sais plus comment penser mon rapport intime à mon corps devant un homme. Bof. Faut-il vraiment penser après tout? Je veux dire penser à ce point là lorsqu'on développe une relation amoureuse vraie? Non, je ne pense pas.
