Une internaute parmi d'autres

Publié le mardi 16 juin 2009

Mardi 16 juin 2009

''Comment ne pas mettre toutes les femmes en condition d'échec? Pour celles qui, par exemple, ont encore le désir de se prouver qu'elles peuvent être indépendantes, et qui souhaiteraient consacrer du temps à un plan de carrière, il semble qu'il soit maintenant trop tard! Quand à celles qui n'ont ni mari ni enfant, la photo de famille manque à leur image de marque! Et si, hors de ce cadre bien défini, certaines femmes osent revendiquer une existence de femme épanouie, qu'elles sachent au  moins qu'elles sont totalement inadaptées à leur temps!

Où se trouve la liberté d'action? De quoi culpabiliser toutes celles qui, à défaut de séminaires, ont des obligations moins valorisantes, et surtout, un patron autoritaire qui ne comprend pas leur besoin d'avoir le temps nécessaire pour qu'elles puissent s'occuper, comme elles le souhaiteraient, de leurs enfants. De quoi culpabiliser également celles qui, ayant eu des enfants très jeunes, n'ont pu faire la carrière qu'elles souhaitaient, ou celles qui, pour réussir dans la profession qu'elles s'étaient choisie, ont sacrifié, au moins pour un temps, leur vie affective.

Certaines lectrices réagissent avec lucidité devant ces articles qui, au lieu de les aider, leur donne de leur vie une image dévalorisante : ''J'ai décidé de ne plus lire tous ces journaux féminins. Les nouvelles fringues, les nouvelles crèmes, les nouveaux produits miracles, les nouveaux gadgets, les nouvelles adresses à la mode... Tout ça, finalement, c'est bon  pour nous donner des complexes ! Je me suis aperçue que j'étais totalement conditionnée par ces lectures. Et je finissais par me sentir mal car j'avais l'impression de ne jamais en faire assez!''

Extrait de Aime-toi, la vie t'aimera  de Catherine Bensaid

 Oui, oui, oui.

Plutôt d'accord. Se laisser séduire et vampiriser à mort par le marketing insidieux et pourtant sauvage qui prend en otage et séquestre le consommateur intérieur de chacun ZÉ chacune, jusqu'à induire le syndrôme de Stockholm...

Pas une bonne idée.

Mais quand même.

Il s'agit de ne pas tout prendre au pied de la lettre, là comme ailleur, d'ailleurs.

J'ai passé et je passe tant de délicieux moments relaxants et regénérants entre les pages de papier glacé des magazines féminins (souvent des ''no-brainer'' comme on dit en japonais), sans compter tous les trucs et info réellement utiles ou les articles franchement intéressants ou ludiques que j'ai lus.