Une internaute parmi d'autres

Publié le samedi 13 juin 2009

Samedi 13 juin 2009

C'était mes deux émissions préférées, enfant. Sans doute parce que j'étais enfant, je m'identifiais cependant plus à l'enfantine, rebelle et toujours dépassée Jeannie qu'à la sage, conformiste et toujours au-dessus de ses affaires Samantha. Je préfèrais aussi cent fois le ''maître'' de Jeannie à celui de l'autre. Je ne comprenais même pas comment Samantha pouvait en être amoureuse et surtout accepter de se limiter* et partager la vie de ce, cet, enfin il était gai, non? C'était évident. J'étais du côté de la belle-mère, on s'en doute, il n'y a qu'à regarder ceci pour nous donner raison à toutes les deux :

Bon. J'imagine que dans une société où il fallait à tout prix vivre en couple hétérosexuel femme soumise-homme dominant pour être accepté, c'était un bon arrangement pour tous les deux, quoiqu'en disait la belle-mère, car les belles-mères ne savent pas tout, sorcières ou pas. Mais ne le sont-elles pas toutes? Bien sûr que oui.

Ceci dit. Les ''pouvoirs'' des femmes étaient à la fois magnifiés et occultés (et magnifiés justement parce qu'occultés, alors qu'elles n'étaient sensées n'en posséder aucun, il apparaissait ''merveilleux'', ''fantastique'' qu'elles en possédassent (héhéhé) (les pétasses) effectivement beaucoup dans la réalité) - pouvoirs interdits, comme une allégorie de la société de l'époque avant que les sorcières ne se mettent à brûler leurs brassières entre deux joints.

 

* Parce qu'il lui imposait - tentait de lui imposer serait plus juste (comme dans la vraie vie, quoi) - le comportement de la femme modèle du temps, et non pas parce qu'elle était femme au foyer. La division du travail selon les sexes n'est pas toujours l'équivalent de la domination d'un sexe sur un autre dans une société.

Par exemple chez les iroquois, il existait une division sociale des tâches selon les sexes, mais les femmes avaient des pouvoirs politiques et économiques.

Il existait aussi chez les amérindiens un espace identitaire entre les deux sexes, un peu comme les grecs anciens avaient identifié un troisième sexe :

Pierrette Désy, 1977, L'homme-femme, le berdache en Amérique du Nord, Un article publié dans la revue Libre — politique, anthropologie, philosophie. Paris, Payot 1978, no 78-3, pp. 57-102

 

 

Je considère que le travail d'une femme au foyer est aussi important, sinon plus, que n'importe quel emploi rémunéré.

La problématique de la dévalorisation de la femme au foyer (lorsqu'elle survient, car ce n'est pas toujours le cas) repose à la fois sur l'ancienne structure sociale qui stipulait que la femme était inférieure et devait être subordonnée aux hommes en général et à son mari en particulier, et à la fois sur le fait que dans la société actuelle on attribue une valeur à l'individu en fonction du chiffre équivalant à son salaire (ou à son compte de banque le cas échéant), et non en reconnaissance de fonctions, services, utiles et nécessaires qu'il rend à la société.

En ce sens, je suis convaincue que le féminisme dévie de sa mission de libération de la femme (et de l'homme par le fait même, et du troisième sexe et des nanfans aussi - des chiens des chats etc.), et fait fausse route lorsqu'il impose aux femmes un modèle social unique au lieu de reconnaître le libre choix de chacune de mener sa vie comme elle l'a choisi, en toute liberté. Ce n'était pas le but du brûlage de brassières, ça déjà? Après tout?


Samedi 13 juin 2009

Reçu ce matin :

Voilà vingt ans, je conduisais un taxi pour gagner ma vie.
Lorsque je suis arrivé à 2:30 a.m.
 l'immeuble était sombre excepté une simple lumière dans une fenêtre du rez-de chaussée.  Dans ces circonstances, plusieurs chauffeurs auraient seulement klaxonné une ou deux fois, attendu une minute et seraient repartis.


Mais, j'avais vu trop vu de gens démunis qui dépendaient des taxis comme leur seul moyen de transport.  À moins qu'une situation sente le danger, je suis toujours allé à la porte.  Cette passagère pourrait être quelqu'un qui a besoin de mon aide, ce que j'ai pensé en moi-même.  Alors, j'ai marché jusqu'à la porte et j'ai cogné.  

'Juste une minute', a répondu une voix fragile d'un certain âge.


Je pouvais entendre quelque chose qui était traîné lentement sur le plancher.  Après une longue pause, la porte s'est ouverte.  Une petite femme dans les 80's se tenait devant moi.  Elle portait une robe imprimée et un chapeau sans bord avec un voile épinglé dessus, comme quelqu'un sorti d'un film de 1940. À ses côtés, il y avait une petite valise de nylon.  L'appartement semblait comme si personne n'avait vécu dedans depuis des années. Tous les meubles étaient recouverts de draps.  Il n'y avait pas d'horloges sur les murs, pas d'objets de décoration ou d'ustensiles sur les comptoirs. Dans le coin il y avait une boîte de carton remplie de photos et de verres.


'Voudriez-vous porter mes bagages à l'auto?' elle a demandé.

J'ai apporté la valise jusqu'au taxi, puis je suis retourné vers la femme. Elle a pris mon bras et nous avons marché lentement vers le trottoir.  Elle continuait de me remercier pour ma gentillesse.

 'C'est rien', je lui ai dit. 'J'essaie simplement de traiter mes passagers de la façon que je voudrais que ma mère soit traitée'.

'Oh, vous êtes le genre de bon garçon', elle a dit.

Quand nous sommes montés dans le taxi, elle m'a donné une adresse, puis a demandé, 'Pourriez-vous me conduire en ville?'  

'Ce n'est pas le chemin le plus court, 'J'ai répondu vitement.

'Oh, ça ne me dérange pas, 'elle a dit. 'Je ne suis pas pressée. Je suis en route pour un hospice'.  

J'ai regardé dans le rétroviseur arrière.  Ses yeux scintillaient.  'Il ne me reste pas de famille, 'elle a continué.  'Le docteur dit que je n'en ai pas pour longtemps.  

'J'ai tranquillement éteint le compteur et je l'ai écoutée.

'Quelle route voudriez-vous que je prenne?'  J'ai demandé.


Pendant les deux heures suivantes, Nous sommes allés dans la ville. Elle m'a montré les édifices où elle avait travaillé auparavant comme opératrice d'élévateur. Nous sommes allés dans le quartier où elle et son mari avaient vécus quand ils étaient nouvellement mariés.  Elle m'a fait arrêté en avant d'un entrepôt de meubles qui avait été une salle de danse où elle avait été danser quand elle était fille.  Quelquefois elle me demandait de ralentir en avant d'un immeuble particulier ou d'un coin et s'assoyait en fixant la noirceur, ne disant rien.


Comme la première lueur du soleil se repliait à l'horizon, elle a soudainement dit,  'Je suis fatiguée. Allons-y maintenant.  

 

'Nous sommes allés en silence jusqu'à l'adresse qu'elle m'avait donnée. C'était un édifice bas, comme une petit foyer de convalescence, avec un stationnement qui passait sous un portique. Deux infirmiers sont sortis jusqu'au taxi aussitôt que nous sommes arrêtés. Ils étaient soucieux et prévoyants, surveillant chacun de ses mouvements.  Ils devaient l'attendre.  

 

J'ai ouvert la malle de la voiture et pris la petite valise jusqu'à la porte.  La femme a été dès ce moment assise dans une chaise roulante.  

 

Combien je vous dois?'  elle a demandé, cherchant dans sa bourse.  

'Rien, ' j'ai dit.  

'Vous devez gagner votre vie,' elle a répondu.

'Il y a d'autres passagers,' j'ai répondu.

Presque sans penser, je me suis penché et l'ai serré dans mes bras. Elle s'est tenue sur moi étroitement.

 'Vous avez donné à une vieille femme un petit moment de joie,' elle a dit.
'Merci.'


Je lui ai serré la main, puis j'ai marché dans la faible lumière du matin.  Derrière moi, une porte s'est refermée. C'était le son de la fermeture d'une vie.

Je n'ai pas pris d'autres passagers sur ce quart de travail.  

J'ai conduit sans but, perdu en pensées.

Pour le reste de la journée, je pouvais difficilement parler.  

Et si cette femme avait pris un chauffeur fâché, ou quelqu'un qui était impatient de finir son quart de travail?  

Et si j'avais refusé de prendre cette course, ou j'avais klaxonné une fois, puis reparti? D'une révision rapide, je ne pense pas que j'ai fait quelque chose de plus important dans ma vie.  

Nous sommes conditionnés à penser que nos vies circulent autour des grands moments.  Mais les grands moments souvent nous saisissent sans que nous soyons au courant, magnifiquement emballés de ce que les autres peuvent penser petit.


LES GENS PEUVENT NE PAS SE RAPPELER EXACTEMENT CE QUE VOUS AVEZ FAIT, OU CE QUE VOUS AVEZ DIT, ~MAIS ~ ILS SE RAPPELLERONT TOUJOURS COMMENT VOUS LES AVEZ FAIT SE SENTIR.


Vous n'aurez pas de grosses surprises en 10 jours si vous faites suivre ce courriel.  Mais, vous pourriez aider à rendre le monde un peu plus gentil et plus compatissant en l'envoyant.
Merci, mes amis (es).....


La vie peut ne pas être la fête que nous espérons, mais pendant que nous y sommes prenons le temps de bien danser.  

 

Tous les matins quand j'ouvre les yeux, je me dis que c'est spécial.  

Tous les jours, toutes les minutes, chaque respiration vraiment est un cadeau.