Une internaute parmi d'autres

Publié le samedi 2 mai 2009

Samedi 2 mai 2009

 http://www.goear.com/listen/c1e4004/La-mer-ma-donne-George-Moustaki

(Pour écouter La mer m'a donné (et d'autres titres de Moustaki si vous le désirez) vous n'avez pas besoin de vous enregistrer. Relaxez et laissez-vous simplement dériver dans le texte ci-dessous jusqu'à ce que la page soit toute téléchargée.)

 

''Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l’arrière avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau  et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l’horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu’ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime. Vous connaissez sans doute un voilier nommé désir.''

Henri Laborit - Éloge de la fuite


Samedi 2 mai 2009

Bisou tout l'monde!

À prendre avec un grain de sel

On reconnait le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux.-Gandhi


Samedi 2 mai 2009

- J'habite mes contradictions.

...

Et toi?

- J'habite mes contradictions aussi.

...

- Comment ce fait-il que nous n'habitions pas ensemble, alors?

- Mes contraditions ne sont pas tes contradictions.

- C'est exactement ce que je dis : mes contradictions. Tu as dit : j'habite mes contradictions. Pas tes contradictions. Donc, nous habitons ensemble et nous ne le savons pas.

- Tu ne comprends pas. Je t'explique autrement : tes contradictions ne sont pas mes contradictions, si tu préfères. Ce qui pour toi est une contradiction ne l'est pas pour moi nécessairement.

- Je viens de terminer de manger deux carottes. Je les ai toutes mangées. Je n'ai pas coupé les bouts, ni le petit, ni le gros bout. Tout mangé. C'était bon. Une carotte ça goûterait les roses, si j'en mangeais je suis sûre.

- Quel rapport avec le sujet?

- Quel sujet?

- Où est-ce que tu habites?

- J'habite mes contradictions et toi?

- Il y a des carottes donc chez toi.

- Vois par toi-même puisque nous habitons ensemble.

- Mais nous n'habitons pas ensemble!!! Tu me contredis tout le temps.

- C'est impossible. Mon discours peut m'habiter, mais je ne peux habiter mon discours.

- Ah, bien. Mais j'habite ton discours alors nous ne pouvons pas habiter ensemble.

- Mais c'est une contradiction. Alors, oui, nous pouvons.

- C'est une contradiction, mais pas ma contradiction.

- Si, c'est ma contradiction.

- Et bien, je déménage. Là. Tout de suite!

- Et pour aller où?

- Je ne sais pas. N'importe où... Ailleurs, hors des contradictions.

- C'est une contraction flagrante : ailleurs ne peu pas être n'importe où, puisque comment saurait-on que c'est vraiment ailleurs?

- Tu veux que je te dessine un mouton avec ça?

- Non pourquoi?

- Pour rien. Laisse tomber.

- Puisque tu es fâché, je retourne chez-nous. Puisque tu n'y sera pas, nous ne pourrons pas nous contredire.

- Enfin tu admets que nous n'habitons pas ensemble.

- Je n'admets rien du tout. Du  point de vu logique nous habitons ensemble, dans les faits, non. C'est toi qui mêle tout, comme si la logique était la réalité.

- Toi si tu ne portais pas de lunettes...

- Quoi moi si je ne portais pas de lunettes?

- Rien. Laisse moi co-habiter dans mes contradictions tranquille. C'est tout.