Une internaute parmi d'autres

Publié le mardi 7 avril 2009

Mardi 7 avril 2009

De temps en temps, lorsque j'ai besoin d'une pause et que je ne la prends pas sur le net, je me tape un court texte de Bouillon de poulet pour l'âme des célibataires. Pas sûre - pantoute - que ça soigne mon problème. Parce que je lis des histoires de toutes sortes de gens qui trouvent l'amour au détour d'un coin de vie. Moi pas, je tourne en rond, c'est à croire que ma vie n'a pas de coins. Je ne veux pas être en couple pour être en couple (quelle idée!), ni avoir une passade-illusion d'être amoureuse, je ne veux pas tomber en amour avec l'amour, je veux tomber en amour. Pour vrai. Bon. J'ai dit.

En attendant - mais pas trop longtemps (oui, oui, je m'adresse à l'univers il paraît que c'est ce qu'il faut faire d'abord) - il y a trop d'activités obligées, pas assez de loisirs, la famille, l'amitié. C'est déjà beaucoup.


Mardi 7 avril 2009

Grande question existentielle ce soir : est-ce que les grandes civilisations portent en elles le germe de leur propre destruction? Il me semble que les fondements de notre société démocratique sont grugés et se détériorent lentement sous l'érosion du temps qui passe. Tout le monde s'entend pour dire que la démocratie est rien moins que parfaite, mais elle est tout de même garante de valeurs humaines plus élevées que celles prescrites par la loi des affaires, celles des gangs de rues, du crime organisé et des régimes totalitaires. Mon angoisse de mort se rattache à l'angoisse de vivre dans une société moins démocratique et surtout moins solidaire et moins consciente. Les services sociaux pour lesquels nous payons la moitié de nos salaires par année sont tous en train d'être privatisés. Ce n'est pas un mal en soi, si je ne craignais pas tant que la morale du profit pour le profit au détriment de l'humain ne devienne la norme banalisée d'une part, et si les impôts était ajustés en conséquence d'autre part. Mais pourtant nous continuons de payer ces impôts sans réclamer les services - alors que nous sommes une société de soi-disant consommateurs avertis et exigeants. Cherchez l'erreur. Lorsque j'ai de l'assurance privée chez un employeur je paye doublement pour les mêmes services ou pire. Le système d'impôts seuls était plus équitable : maintenant en plus d'avoir à payer de l'impôt pour des services sociaux de moins en moins performants, les employés sont obligées (non, ce n'est pas une option, c'est obligé) de débourser une portion de leur salaire en assurance privée, ET ils ont à payer une portion plus grande pour les soins offerts que ceux qui sont en haut de l'échelle de l'entreprise, lesquels n'ont souvent rien à payer en plus de recevoir plus que la part du lion des profits de l'entreprise en salaire, comptes de dépenses et autres avantages sociaux. Cherchez l'erreur. Lorsque mon papa, en bon père de famille m'a fait ouvrir un compte d'épargne, je ne payais ni les chèques, ni les transactions et je faisais de l'intérêt sur mon capital.  L'institution employait plusieurs personnes et entretenait un immeuble. Maintenant, je paye les chèques, je paye les transactions, que je fais moi-même aux guichets automatiques, les institutions bancaires payent moins d'employés pour les services à la clientèle et fement de plus en plus de succursales. Cherchez l'erreur. On veut réduire l'achalandage des voitures, mais les transports en commun sont de moins en moins conviviaux et fonctionnels. Cherchez l'erreur. Et je pourrais allonger la liste, mais j'en ai assez.

Il reste que les valeurs humaines sont sans doute véhiculées par les instututions sociales que les humains se donnent mais surtout elles sont véhiculées par les humains eux-mêmes. Je me rassure donc en me disant que tant qu'il y a de la vie (humaine) il y a de l'espoir pour des sociétés humaines.

Je suis curieuse de voir sous quelles formes ces valeurs humaines vont se manifester dans cette société qui se profile à l'horizon.