La haine est un piège lorsqu'on se confronte à l'autre et ses différences. Il est possible d'éviter le piège de la haine. Il est plus facile de le faire en cultivant certains comportements et façons de vivre ensemble.
Mais il n'y en aura pas de facile... 
Entendons nous : je ne suis pas anti-religions (incluant le paganisme), absolument pas, bien que je sois d'avis qu'il n'est utile de bien connaître et/ou vivre sa religion (ou sa philosophie, dans le cas du bouddhisme) que pour la transcender vers le spirituel qu'elle transporte, cette Vérité-Beauté désirable et dont elles sont des voix, voies différentes (et parfois pas tant que ça) et qui parlent, chantent à la Vérité-Beauté au coeur des êtres. Je serais plutôt anti-dogmes : religieux, philosophiques, politiques, ou autres.
En ce qui concerne l'identité québécoise, ou si on préfère, l'identité de la société québécoise, je partage l'avis de Madame Benhabib, québécoise et musulmane :
''La laïcité : seule voie de cohabitation possible
La laïcité organise la Cité en préservant et en respectant la neutralité de l’action publique. Ne promouvoir ni l’athéisme, ni la croyance religieuse, tel est à mon sens le contenu de la neutralité. La liberté de conscience s’accompagne du principe d’égalité dans l’espace commun.''
Si vous n'avez que quelques instants à dédier à la lecture aujourd'hui, cet extrait de son livre sur la question sociale au Québec et ailleurs contient son poids en or de sagesse orientale :
http://www.lactualite.com/societe/article.jsp?content=20090319_133358_10140&PAGE=1
Elle souligne avec justesse l'utilisation des structures démocratiques des sociétés occidentales par des instances islamiques extrémistes pour promouvoir leurs dogmes anti-démocratiques et éroder la démocratie. Elle souligne aussi avec justesse comment ceci ouvre une brèche pour tout autre groupe extrémiste (religieux ou non), brèche par laquelle, ils ne manquent pas de s'ougouffrer. Elle suggère une plateforme générale sociale sensible et intelligente.
Ceci s'inscrit dans le cadre des débats qui continuent et continueront - heureusement! - de se faire sur les accomodements raisonnables ou déraisonnables, et qui, d'ailleurs, évolueront avec la société.
Voici mon grain de sel sur la question, présentement :
Il me semble que plus les choses sont du domaine privé, tel que la virginité de l'épousé(e) ou le sexe d'un médecin plus la liberté de choix de l'individu ne devrait pas être brimée. C'est une affaire de gros bon sens en regard du respect de la vie privée.
Entendons-nous : les forces de l'ordre ou quelque autre figure d'autorité sociale ne participent pas du domaine privé mais public. Qu'une femme puisse parfois être en position d'autorité sur un homme, et que ceci soit un choc culturel pour certains, au moins autant que la virginité de l'épousé(e), il reste que c'est du domaine de la vie publique, et que c'est une affaire de promouvoir le droit des femmes à l'égalité sociale qui n'est pas négociable.
Qu'en est-il des signes religieux? Ils devraient être tolérés comme on tolère, par exemple les manifestations publiques d'homosexualité et d'hétérosexualité, ex. : un couple qui se tient la main, s'embrasse sur la rue ou autres lieux publics, écoles, etc. mais ne pas être imposés absolument lorsque ce n'est pas adéquat : ex. porter absolument le voile dans des compétitions d'arts martiaux, comme il y a des limites aux manifestations d'affection en public. C'est une affaire de volonté de respecter les valeurs de tous les participants à un groupe. La société parfaitement aseptisée est impossible, serait-elle même souhaitable? En tout cas, elle serait ennuyante, non? Vive la différence! Et paix sur la Terre aux Hommes de bonne volonté.
C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.
Il me semble que ce sont des opinions qui sont spontanément exprimées par les hommes et les femmes de bonne volonté qui promouvoient l'humanisme avant tout.
Pas si compliqué que ça en bout de ligne.
