Une internaute parmi d'autres

Publié le vendredi 27 mars 2009

Vendredi 27 mars 2009

Extrait de l'article S'éveiller à une sexualité sacrée

Psychologies Mars 2008

Psychologies.com

CORPS-ESPRIT La sexualité n'est pas seulement une histoire de corps et de jouissance. Elle est aussi échange, émotions et mystère. Sans être de grands mystiques, sans pratiquer le tantra, nous pouvons intégrer une dimension sacrée à nos ébats.

Par Flavia Mazeli Salvi

Dictature de l'orgasme, tyrannie de la jouissance, marchandisation des corps... Le psychanaliste Jean-Michel Hirt est l'un des premiers à avoir souligné les dangers d'une sexualité organique qui "ne serait en référence qu'avec elle-même", visant uniquement le plaisir pour le plaisir. "Un corps machine entretenu pour (re)produire de la jouissance, tel est le modèle dominant dans notre culture, un modlèle issu de la pornographie, observe le thérapeute. Dans la mesure où l'on ne croit plus que le corps est une création divine, celui-ci est considéré comme une chose qui nous appartient et que nous pouvons donc utiliser sans engager ni affects, ni émotions, ni même conscience." Or, nous pouvons nous libérer de la morale et des normes pour inventer, ou réinventer une autre sexualité. Une sexualité qui remet le corps en son centre, qui le libère, pour lui rendre toute son intelligence, sensorielle et relationnelle. "C'est là l'enjeu de ce que j'appelle l'amour sexuel, c'est-à-dire une sexualité reliée à une dimension spirituelle, et qui permet d'accéder par le corps à la chair, ce lieu des affects, des émotions, de l'intimité, pousuit Jean-Michel Hirt. Cela implique la capacité d'aller vers l'inconnu de soi et de l'autre, d'accepter d'être ému, troublé. La rencontre sexuelle peut alors être de l 'ordre de l'éblouissement, convoquant sens et esprit."

La spiritualité n'est pas chose abstraite. Le sexothérapeute Alain Héril évoque la proximité entre les mots "sacrum" (os du bas de la colonne vertébrale) et "sacré". Dans la sexualité indouiste, la kundalini, "l'énergie sexuelle", est décrite comme un "serpent de feu" lové au niveau du sacrum et qui, se dépliant lors de la relation sexuelle, fait circuler l'énergie vitale dans tout le corps, reliant ainsi l'homme au cosmos. La dimension spirituelle de la sexualité ne peut être atteinte qu'en partant du corps, iniste Alain Héril. Il s'agit donc de le mettre au centre, de manière consciente et aimante." Accéder à une dimension de soi plus grande que soi ne peut se faire que si l'on consent à prendre le risque de la relation intime. La sexualité spirituelle serait donc essentiellement une qualité de présence aimante à soi et à l'autre. S'il n'existe évidemment aucun mode d'emploi, aucune cartographie prédéfinie, six pistes peuvent toutefois nous rapprocher de cette dimension sacrée".



1 Commentaire :

Commentaire écrit le vendredi 27 mars 2009 à 16:51:04 (lien)
le Chat
tant pis pour ceux et celles qui n'ont pas compris!

Les autres en profitent en émancipant leur relation dans toutes les sphères de la relation amoureuse.... et c'est tellement génial!!

Quand 2 personnes se rejoignent en totalité, le cosmos se met en place et la vibration est tout à fait .... jouissante....


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Vendredi 27 mars 2009

Extrait du dossier "(Re)trouver la sérénité

Psychologies Mars 2009

Psychologies.com

Le culte de la perfection nous éloigne des autres. Sachons que c'est aussi pour nos failles et notre émotivité que nous nous faisons apprécier

S'ouvrir aux autres

La quiétude de l'âme ne saurait se passer d'amis, de parents, d'amoureux, de collègues. "Souvenons-nous d'Aristote, qui qualifait l'homme d'"animal social", évoque le philosophe Alexandre Jollien (lire aussi sa chronique p. 124). Nous construisons notre bonheur dans la relation à l'autre." Par ailleur, il n'existe pas un enseignement spirituel sans amour de son prochain. Empathie, altruisme... "chacun de nous possède cette aptitude à la compassion, confirme le philosophe Fabrice Midal. Lorsqu'un passant tombe dans la rue, notre premier élan n'est-il pas de lui porter secous? Mais cette générosité est parfois mise à mal par le souci que nous avons de ne pas apparaître touché, ému par l'autre. Nous nous défendons d'être vulnérable". Le culte de la perfection nous éloigne des autres. Sachons que c'est aussi pour nos failles et notre émotivité que nous nous faisons apprécier : Notre fragilité est notre véritable force, assure Fabrice Midal. Le poète René Char l'a joliment évoqué en écrivant : "J'aime l'homme incertain de ses fins, comme l'est, en avril, l'arbre fruitier."