Une internaute parmi d'autres

Publié le mardi 17 mars 2009

Mardi 17 mars 2009
J'aurais besoin de vivre 300 ou 400 ans. Mais même rendue là, je dirais : encore. Ou est-ce la conscience de mon éternité à l'envers qui me donne l'impression que je voudrais vivre toujours? Le temps passe de plus en plus vite et j'ai tant de projets, je n'aurai pas le temps, pas le temps. Même en courant plus vite que le temps, plus vite que le vent. Comme chantait l'autre. Des plus grandes choses que j'aimerais réaliser - la plus grande : l'Amour (dans la mesure de mes humbles moyens, car comme le disait Mère Teresa :
 
«Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n’existait pas dans l'océan, elle manquerait.
*
Ne vous imaginez pas que l’Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
*
Le manque d’amour est la plus grande pauvreté.
*
Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.»
 
Goutte à goutte donc... s'écoule ma vie) - aux plus petites choses insignifiantes qui me remplissent de joie; le passage des saisons, je les aime toutes les quatre, et les rituels d'adaptation à chacune, dont (re)sortir les vêtements d'été, mais surtout d'automne sans doute parce qu'ils recouvrent les premiers frissons apportés par le vent avec les premières feuilles mortes. Le printemps arrive à pas feutrés, repart dans l'hiver, boudeur, revient à la surface du jour comme un poisson dans un étang. Un autre. Avec cette lumière particulière comme une nouvelle naissance à chaque fois. Un monde neuf. Et je pense. Combien d'automnes encore? Ressortirai-je les matières que j'aime particulièrement porter que je devrai bientôt ranger. Les lainages doux, les suèdes, les velours côtelés, les épais cottons, silencieux comme des hommes bons à la force tranquille. Oui oui silencieux, vous avez bien lu, les cotons minces de l'été bruissent et rient tout le temps, comme les enfants qui babillent en jouant dans le soleil d'été. Je ne deviendrai jamais vieille, parce que je l'ai toujours été. Au fond. Mais je vais mourir un jour. Trop jeune. Combien de temps durera mon automne? Comment entrerai-je dans mon hiver? Et comment à la fin de celui-ci... verrai-je la dernière et la première lumière du monde?


2 Commentaires :

Commentaire écrit le mercredi 18 mars 2009 à 21:08:09 (lien)
Petite Fadette
À moi aussi.


Commentaire écrit le mardi 17 mars 2009 à 22:53:50 (lien)
le Chat
ce texte est mon préféré....


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