La Charge de l'orignal épormyable est une pièce de théâtre québécoise écrite par Claude Gauvreau en 1956. Elle met en scène un patient (Mycroft Mixeudeim) qui se fait interroger par des psys.
Extrait [modifier]
* Mycroft Mixeudeim — Ç'a été la vraie époque de ma vie. Elle a été un songe fait corps. Comprenez-vous: l'idéal extravagant le plus improbable qui se présente devant soi, qui vient vers soi, qui est là, qui est à soi. Les rêveries les plus folles, les aspirations les plus insensées, qui prennent vie, qui se vivent le plus incroyablement.
* Lontil-Déparey — C'est un paranoïaque.
* Laura Pa — Et elle est morte ?
Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Charge_de_l%27orignal_%C3%A9pormyable
Une parole affamée et dévorante, revendicatrice et amoureuse, le combat d’un ogre de la langue contre toutes les portes fermées !
À corps perdu. Féroce coup de gueule contre l’engourdissement des consciences et le petit fascisme ordinaire, La Charge de l’orignal épormyable a marqué au fer rouge l’histoire du théâtre québécois. Dans une langue rebelle et novatrice, Gauvreau s’y révèle un fabuleux imprécateur dont l’oeuvre appelle un Québec nouveau, libre et désentravé. Le 9 août 1948, il y a tout juste 60 ans, le peintre Paul-Émile Borduas et un groupe d’artistes lancent le manifeste Refus global. Claude Gauvreau en est un des signataires les plus engagés. Il est poète, dramaturge et polémiste. Dix ans plus tard, il signe un autre brûlot violent et émouvant contre l’oppression et la terreur : La Charge de l’orignal épormyable, dans lequel un homme s’élance à corps perdu pour défoncer des portes fermées à double tour. Cet homme, alter ego de Claude Gauvreau, s’appelle Mycroft Mixeudeim. Il mesure six pieds six pouces. Il est grand et fort, mais pourtant, cet être pur et naïf a été transformé en cobaye par quatre analystes du comportement humain. Manipulé, blessé, livré à des jeux cruels, il fonce, tel un être fantastique et formidable, tel un orignal épormyable cherchant à échapper à sa prison psychique, cherchant à abattre les cloisons de son univers concentrationnaire.
Source :
http://www.tnm.qc.ca/saison-2008-2009/La-Charge-de-lorignal-epormyable/La-Charge-de-lorignal-epormyable.html
