Quand ce n'est pas le sang qui coule, c'est la crise économique, des banques alimentaires vidées, des travailleurs qui vivent sous le seuil de la pauvreté, des pertes d'emplois massives ayant eu lieu ou à venir, les coûts des transports, des aliments et de l'électricité, et j'en passe qui vont augmenter cette année, alors que les problèmes de paupérisme sont plus criants que jamais.
Quand ce n'est pas la pauvreté locale et la kyrielle de problèmes sociaux qu'elle engendre, on discute gravement, on fait parler les experts venus du monde entier sur le cas des États-Unis que Obama ne pourra pas sauver, et on sait que lorsque les États-Unis ont la grippe, le Canada tousse.
Nous ne sommes qu'au début de la catastrophe, 2009 va être terrible la récession est en cours et ne peut qu'empirer et rien ne reprendra avant 2-3 ans, et ça prendra des années pour se remettre de ces trois années là ensuite. Parmi ça un pacte de suicide entre conjoints au bout de leur rouleau ayant d'abord tué leurs enfants qui fait les manchettes et toutes ces prévisions économiques catastrophiques avec en toile de fond la gestion des fonds publics et des investissements privés par des prestidigitateurs : oups! grands sourires des magiciens (oh! comme vous avez de grandes dents, c'est pour mieux vous manger mes enfants!) "rien dans les mains mesdames et messieurs!" Tout à coup : pouf!!! "pus d'argent mesdames et messieurs"! et des pigons (nous) qui regardons les yeux ronds - rien, dans les mains, rien dans les poches en effet, et rien dans les coffres!
Ah! Oui, j'avais oublié la planète qui se réchauffe, les pôles qui fondent plus vite que prévu.
Finalement à la fin de la journée aujourd'hui, j'étais en état de panique. Tout allait mal partout et comment allais-je faire pour m'en sortir dans ma vie privée si autour rien n'allait plus? Et patati et patata.
Je vais faire comme j'ai toujours fait: passer au travers les épreuves même si mes beaux plans de vie sont bousculés, je vais m'adapter.
Et arrêter d'écouter "les nouvelles" pour quelques jours.
Je vais chanter la vieille "toune" de Dufresne au lieu d'écouter "les nouvelles" : "On est pas v'nus au monde pour se r'garder l'nombril, mais quand "y" tombe des bombes faut bin s'mett à l'abri". J'imagine que je ne suis pas la seule à faire l'autruche dans la panique médiatique.
Disons qu'il me suffit d'être informée que l'économie va mal, je n'ai pas besoin de me faire astiquer les neurones, décaper le système nerveux jusqu'à ce que je doive respirer dans un petit sac brun pour me calmer, pour faire ce que j'ai à faire concernant les causes qui me tiennent à coeur et mettre de l'ordre dans ma vie en conséquence, côté finance.
Le seul autre son de cloche que j'ai entendu, c'est une journaliste qui disait que (qui déjà?) avait dit que les médias ne diffusaient que ce qui allait mal et qu'ils exagéraient.
On se le souhaite! (On peut toujours rêver :-)
