Une internaute parmi d'autres

Publié le jeudi 15 janvier 2009

Jeudi 15 janvier 2009
Extrait de cet article de Wikipédia

Le Trickster est à la base une divinité chaotique à la fois bonne et mauvaise, c'est une forme de médiateur entre le divin et l'homme. Il passe avec facilité d'autodérision au sérieux le plus total ; mourir, renaître, voyager dans l'au-delà et conter sont certains de ses attributs. Il est indispensable à la société, sans lui, elle serait sans âme.

Le Trickster est une sorte d'individualiste solitaire contemplant les institutions telles des entités étrangères. Ne laissant personne indifférent, l'humour est son arme de prédilection, même si celui-ci peut être cruel. L'anthropologie, nous révèlerait que "Nous avons tous un enfant en nous même" et que de nombreux peuples ont exprimé ce fait.

La perspective Jungienne, au travers de l'ouvrage "le fripon divin : le mythe indien", envisage l'existence d'un processus qui renvoie à un archétype présent, dans chaque être humain, quelle que soit sa culture. Cette universalité, se retrouverait, au travers du Fripon divin. Le fripon divin est la figure de la petite créature mythique des légendes mais plus encore il est aussi une composante de notre âme.


Jeudi 15 janvier 2009
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La peur de l’autre aimé

Car c’est un fait : sous la peur de l’enfant d’être « lâché » par l’autre, agit une autre peur, qui pourrait être la grande trouille inconsciente : celle que l’autre – pas n’importe lequel, l’autre aimé – ne vous lâche jamais.

L’épicentre de la peur pourrait être en ce double mouvement envers l’autre aimé : qu’il ne me lâche un jour et qu’il ne me lâche jamais. La peur, en son ressort inconscient, trouve sa source dans cette angoisse de la séparation en sa double valence : peur de l’autre que la mère, peur de la mère ; déprivation de la mère, mais aussi crainte de cet Autre [19] obscur dont elle vient incarner la figure. La peur de la mère, c’est celle d’en devenir le jouet. Si se retrouver dans les bras de la mère rassure, s’y retrouver ligoté panique. D’où le clivage de la figure de la mère qui produit ses effets dans le cauchemar, telle la fée Carabosse.

Si tout un mouvement souligne l’envahissement de la peur par un dehors hostile et « stressant », il convient de mettre l’accent sur son origine endogène : tout commence avec la peur que le sujet éprouve envers ses propres pulsions. Cela introduit le corps, lieu même où se signifie « l’irruption de la jouissance ». « De quoi avons-nous peur ? De notre corps, dit Lacan. […] L’angoisse, c’est justement quelque chose qui se situe ailleurs dans notre corps, c’est le sentiment qui surgit de ce soupçon qui nous vient, de nous réduire à notre corps », alors même que « l’angoisse, ce n’est pas la peur de quoi que ce soit dont le corps puisse se motiver. C’est une peur de la peur ». Lacan pourra donc spécifier la formule de Freud pour l’accomplir : il y a bien un objet de l’angoisse [20]. L’enfant apeuré est en quelque sorte coincé entre son corps, dont il ressent la présence inquiétante et les mouvements erratiques, et l’Autre qui l’oppresse. L’ennemi est interne et, sous l’effet projectif, il passe dans le monde extérieur d’où il revient vers le sujet.