J'avais terminé ma réserve ce matin, je devais la renouveler. Il doit y avoir un dieu pour les buveuses de café compulsive je suis tombée sur un rabais jamais vu (pour moi).
J'ai besoin de mes deux tasses de café le matin. Besoin est un bien grand mot, mais disons que je ne me suis pas encore résolue à me passer de quelque chose qui me tente et ne me fait pas de mal au contraire.
Je n'ai commencé à boire du café que dans la deuxième moitié de la vingtaine et c'était surtout pour rester alerte lorsque je travaillais de longues heures occupées le soir au restaurant durant le festival de jazz (rythme d'enfer) - job d'étudiante - alors que certains avaient besoin de quelque chose de beaucoup plus fort et beaucoup moins légal, moi je carburais des heures de temps au café, sans problème.
Ensuite, tous mes milieux de travail avaient cette tradition du café toute la journée. J'ai commencé à en boire beaucoup, j'ai fini par abandonner la crème (pas le lait, la crème!! hhmmmmm) et le sucre parce que j'en buvais pas mal dans une journée. Donc café noir, plus léger, genre de super sans plomb, quoi.
Plus tard, j'ai commencé à apprécier le café pour lui-même. C'est ça la drogue on commence à en prendre pour faire comme tout le monde et ensuite on est accro!
Il m'est arrivé cependant assez souvent de passer de longues périodes sans boire de café du tout et sans en avoir envie non plus - aucune sensation de privation. Mais pas ces temps-ci, ces temps-ci, ça me rendrait je l'avoue, la vie misérable de me priver de mes deux merveilleuses tasses de café le matin. Ma petite dose d'Amour divin en substitut d'amour humain.
Comme je gère un budget plutôt serré pour dire le moins, depuis le début de 2008, et il s'est encore rétréci au début de 2009!! Pas question d'aller me chercher un sachet de café torréfié aux Deux-Marie en ce moment, quoique leurs prix soient quand même abordables, je dois vraiment vraiment "couper la cenne en quatre" si je veux me rendre à Noël prochain en même temps que tout le monde. Après tout, je suis seule à financer mes beaux projets et je voudrais bien les voir aboutir. Donc. Pas de gâteries mais quand même pas encore rationnée au point où je dois me passer de mon café du matin. J'ai profité de l'excellent rabais chez IGA de café Maxwell House à 3.99$ pour 925 grammes de café. J'en ai pris trois boites, une de café 100% arabica, une de café 100% colombien et une de torréfaction originale. Ouf... j'ai une bonne réserve, je vais pouvoir passer l'hiver! C'est dur à battre comme prix, non? Et le Maxwell House est aussi bon que par exemple, le Van Houtte (très cher, je trouve, à ce prix là, j'aime autant faire un détour aux Deux-Marie, finalement). Ça doit être une question de mode ou je ne sais quoi. Je trouve même que le café Maxwell House (non je ne fais pas de pourcentage en promotion)est plutôt bon, mais oui, jusqu'à la dernière goutte. Je ne conseille à personne le sans nom 100% colombien, aïe. Pénible comme expérience. Pas cher, mais à tous points de vue, malheureusement. Par contre la première fois que j'ai bu du Maxwell House, par souci d'économie et droguée oblige (avant j'étais "abonnée" au Van Houtte) j'ai été agréablement surprise!
Parlant de café. Je réfléchissais à la classique petite phrase "veux-tu entrer prendre un café" qui se décline entre un homme et une femme de toutes les façons possibles : tout ce que l'on dit, ce qu'on fait qui donne lieu à l'ambiguïté, qui laisse planer autant les papillons dans le ventre que d'oiseaux de malheur au-dessus de la tête. Comme disait Freud parfois un cigare est juste un cigare. Parfois un café est juste un café mais combien de fantasmes on-ils pu générer? Et combien de petits jeux aussi? Tant de choses entre les lignes, dans le non dit, l'espéré, dans le donner à espérer, l'imaginé surtout, dans le peut-être, le plus tard, le jamais au grand jamais.
Tout le monde lit au fond de sa tasse de café et tous voient bien ce qu'ils veulent et y croient dur comme fer. Certains n'y voient que du café et ce sont ceux qui s'illusionnent le plus sur la réalité. Une belle bande d'excités tous autant que nous sommes. Allez démêler les quiproquos ensuite, le vrai du faux, le faux du vrai le vrai-faux, le faux-vrai.
