Une internaute parmi d'autres

Lundi 8 février 2010

Dossier Protégez-vous : scandale de la grippe A

La fameuse bombe A et son explosion dans les médias.

Comme quoi, ça ne valait ni la peine de paniquer, ni de mourir de peur, ni d'aller risquer d'attraper la crève dans une file dehors au mois de novembre, ni de lyncher quiconque n'avait pas reçu le vaccin.

Ca vaut toujours la peine de se concentrer sur l'hygiène physique et mentale par contre, la vraie pas celle qui consiste à utiliser des antibactériens qui renforcent l'action nocive des bactéries à long terme qu'on trouve à la porte de tous les hôpitaux pour un coût "minime" à la société... en bout de ligne (à qui sont-ils achetés d'ailleurs?). C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.


Lundi 8 février 2010

Comme pour Noël, la Saint-Valentin est souvent balayée sous le tapis par les gars (non nouvellement amoureux) sous prétexte qu'elle est la fête des marchands, la fête de l'argent.  C'est pas comme le hockey, les courses de formule 1 et tout le tremblement qui sont des modèles de simplicité volontaire.

Mais ni Noël (enfin, Noël, c'est plus dur) ni (surtout) la Saint-Valentin n'ont besoin de coûter cher.

Il s'agit surtout de célébrer son amour sincère et l'importance de l'autre personne dans sa vie. Pour ça, l'intelligence du coeur compte plus que la puissance du porte-feuille, même que cette dernière n'a aucun pouvoir si dénuée de la première.

Et c'est pas la fête du sexe non plus, c'est la fête de l'amour. Tant mieux si l'un rime avec l'autre, mais l'amour et le sexe restent quand même deux choses différentes. Exprimer son amour et exprimer son envie sexuelle sont deux expressions différentes. Ca semble aller de soi que ça va ensemble mais comme dans le premier cas, la dernière option n'a aucun sens sans la première, du moins à la Saint-Valentin.

Bien.

La Saint-Valentin s'en vient, on ne l'a pas oulié, on ne l'oubliera pas, on n'a plus l'excuse de la fête des marchands, mais on sort (?? Ah oui? elle est où cette sortie?) de la crise économique, les bas de laine ont été mangés aux mites, ou on n'a pas fini de payer les cadeaux de Noël, ou on veut mettre le paquet sur le voyage dans le sud pour couper l'hiver en deux, ou, ou, ou.

La Saint-Valentin dans la simplicité volontaire est la solution.

Le romantisme et la classe ça ne s'achète pas, de toute façon, et comme dirait l'autre  : ça n'a pas de prix.

Il s'agit de faire sentir à l'autre l'importance de son amour et de le célébrer cet amour d'une façon quelconque, généralement dans la bonne humeur, et la légereté. Pas besoin de lui offrir le Taj-Mahal.

Mais il y a une limite aussi à faire simple, genre, laisser sa tendre moitiée du couple en tête à tête avec la cuisine à ranger après le souper, en lançant, "je vais promener le chien à ta place ce soir, c'est ton cadeau : Bonne Chien-Valentin mon amour!!!

 


Dimanche 7 février 2010

Février, mois de l'Amour.  Nous réféchissions sur la phrase "aime ton prochain comme toi-même" et de l'importance de s'aimer soi-même correctement avant de pouvoir aimer qui que ce soit correctement. C'est pareil pour l'individu que pour les groupes sociaux.

Je vais sans doute mourir en défendant l'humanisme et la justice sociale.  La moitié de ma vie s'est passée à prendre la part des minorités, quelles qu'elles soient, contre une "majorité" abusive.

Maintenant, que la donne sociale a changé, je défends toute personne injustement accusée quelque soit sa concordance sur la charte des droits et libertés. Chaque cas est unique.

Pour agir vraiment de façon juste, ça demande plus de réflexion aux gens que de vivre sur les préjugés et de diviser le monde en deux camps, les bons et les mauvais, d'étiquetter quelqu'un d'emblée et jouer à la guerre.

Les gens doivent dépenser un peu d'énergie pour se faire une idée juste et honnête de la situation.

La paresse plus que la méchanceté la malhonnêteté ou la bêtise, empêche plusieurs personne de le faire. C'est humain. Mais ce n'est pas juste.

Le nouveau préjugé de l'heure est les bons nouveaux arrivants, les méchants anciens arrivés. C'est moins forçant de faire le contraire d'un l'ancien préjugé, que de s'impliquer vraiment dans un monde complexe et mouvant.

Mais les préjugés... pitié. Je ne peux vivre pami des préjugé, c'est étouffant. J'ai besoin de liberté.

Par exemple, je passerais facilement pour raciste si j'exposais la réalité ci-dessous, parce que ce sont des haïtiens - qui sont noirs, qui viennent de subir un drame qu'on ne souhaite à personne, qui ont peine à s'en remettre, qui vont encore souffrir longtemps à cause de ça, et qui sont donc les victimes super-stars de l'heure - qui utilisent leurs enfants commes esclaves. Si c'étaient les Étatsuniens, qui faisaient ça, le monde entier n'auraient plus de cordes vocales à force de vociférer. Mais les haïtiens, la plupart par manque de courage ou par paresse, ferment tout simplement les yeux.

Je parle des restaveks, et d'un rapport de l'unicef à leur sujet.

"(...). Premiers debouts, derniers couchés, les restaveks passent leurs journées à d'épuisantes corvées ménagères.

Non seulement André n'est pas payé, mais il ne reçoit même pas, dit-il, les nécessités de base que sont des vêtements et des chaussures et on l'oblige en plus à dormir à même le sol.

 

André se rappelle que sa « mère d'accueil » avait l'habitude de cracher par terre et de lui dire qu'il devait avoir fini telle ou telle corvée avant que le crachat n'ait séché. Il a souvent été violemment frappé, en particulier après avoir tenté de s'enfuir. Isolé, ridiculisé, il n'avait qu'un ami - un autre restavek qu'il avait rencontré après l'avoir entendu se faire battre dans une maison du quartier."

Source : site de l'unicef  

Pendant ce temps, ceux remplis de préjugés positifs vont se flatter la bédaine parce qu'ils vont se trouver vraiment trop biens d'alimenter la victimite.

Parce que oui, il y a une différence entre la victimite et être une victime. Par ignorance des vraies problèmes et par paresse d'en prendre connaissance, d'abord, par manque de moyens pour contrer la victimite ensuite. Mais les moyens, ils existent et ça se trouve, ou ça s'invente.

Jamais au grand jamais je ne justifierai le racisme pour quelque raison que ce soit, surtout pas parce que le roi n'a pas de culotte, parce que l'humain est imparfait quelque soit sa couleur de peau, sa religion, son sexe, etc.

À tout le monde en parle, une jeune actrice par ailleurs charmante et très belle, a, malheureusement manqué une occasion de communication sans victimite aïgue. Elle a quasiment demandé la tête de Patrick Lagacé (vous savez, le récipidiendaire de ma carte de Saint-Valentin pour son courage à s'exprimer librement dans un monde où la rectitute politique tient lieu de censure, parce qu'il avait "osé" dire, qu'à son avis, le peuple haïtien n'était pas parfait, celui qui est aussi connu, mais moins pour les chroniques qu'il écrit dans un grand quotidien.) Elle lui reprochait d'avoir écrit qu'à son avis, les haïtiens étaient passifs. Et après? C'est comme s'il ne fallait jamais rien dire qui pourrait alimenter le racisme, mais ce n'est pas ça qui alimente le racisme. Le racisme s'alimente de lui-même. Parce que, qui est parfait? Que j'en vois un ou une faire preuve de racisme parce qu'un noir, un blanc, un jaune, un rouge, n'est pas parfait, pour voir... Je ne l'ai jamais accepté et je ne l'accepterai jamais non plus. Les gens ne sont pas parfaits, ce n'est pas une excuse pour se déchaîner contre eux.

Je comprends qu'elle ait une opinion contraire, et je suis intéressée à l'entendre. Mais j'ai été choquée qu'on demande la tête du journaliste. Ca n'a aucun bon sens. C'est de l'abus de pouvoir de victime, c'est de la victimite. C'est malade, c'est malsain. C'est trop.

J'ai travaillé avec des haïtiens et j'ai entendu un haïtien régulièrement se plaindre qu'il trouvait les haïtiens, trop mous, que les jamaïcains, eux, étaient corrects, etc. etc. C'est moi qui prenait la défense du peuple haïtien, et jamais au grand jamais je n'aurais pensé à demander sa tête. C'est trop, c'est tout.

*

La liberté d'expression donne des droits mais aussi des devoirs. 

Nous parlions de respect en ce beau moi de l'Amour dans des billets précécents, et bien, c'est peut-être particulièrement important de faire attention à dire les choses de façon diplomatique quand ont émet une critique, même constructive, même fondée, même bien intentionnée. Les critiques ne sont agréables à recevoir pour personne, surtout si le vieux spectre du racisme crasse et de la discrimination risque de revenir hanter la société. Ce n'est pas tellement plus mal que la mode du gros épais grossier commence à laisser la place à plus de style. Pas de changement, pas d'agrément.

Le respect, de soi d'abord, c'est aussi de ne pas sortir de ses gonds au moindre irritant ou choc culturel, dans une crise de victimite aïgue, mais de s'affirmer.  

Le multiculturalisme peut vite devenir une poudrière, d'autant plus explosive que les gens vont avoir eu l'impression qu'ils ont trop fait de concessions pendant trop longtemps.

Je cite donc Marshall Rosenberg 

« Ce que je recherche dans la vie, c'est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par un élan du coeur réciproque »

Il a mit au point une technique de communication : LA COMMUNICATION NON-VIOLENTE.

Voici ce qu'en dit le site Passeport-Santé, cliquez sur l'intro ci-dessous pour lire tout l'article :

La Communication non violente (CNV) est une méthode visant à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres. Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes ou au sein de groupes. La pratique de la Communication non violente permettrait également d’être en meilleure relation avec soi-même, de mieux comprendre ses besoins profonds et de prendre en charge, de manière autonome et responsable, les divers aspects de sa propre vie. Il ne s’agit donc pas d’une thérapie, mais elle peut avoir des retombées thérapeutiques intéressantes.

Sincèrement, je perçois la mondialisation et le multiculturalisme comme étant d'une richesse incroyable en tant qu'expérience humaine, mais gérer la richesse ça demande plus que de la bonne volonté, ça demande aussi d'acquérir et d'exiger - au minimum - quelques comportements et habiletés de base.

 


Dimanche 7 février 2010

Écrivait Pierre Corneille circa 1636. Non, ignare, il ne jouait pas aux cartes avec son beau frère par correspondance, il écrivait des pièces de théâtre. Pardonnez-moi, c'est ce petit cupidon de malheur qui tente de se réintroduire dans le billet du jour, vu que c'est le mois de l'Amour. Sois gentil, tais-toi et va sucer le lait des bêtes sauvages, et leur décocher quelques flèches, hein, il n'y a pas que toi à représenter l'Amour, il s'agit de laisser de la place pour les autres un peu.

Flop, flop, flop, flop, flop, flop.

Bon.

Il s'est envolé.

On va pouvoir continuer tranquilles.

De nos jours, Pierre Corneille écrirait soit :

Rodrigue, as-tu un quotient émotionnel élevé?

ou

Rodrigue, as-tu le système cardiaque et le système intestinal bien réseautés avec le cerveau? 

 


Samedi 6 février 2010

Source : Wikipédia

"Cupidon, d'après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait,

L'Amour victorieux, par Le Caravage (1602–1603).

voulut obliger Vénus à s'en défaire. Pour le dérober à la colère de Jupiter, elle le cacha dans les bois, où il suça le lait des bêtes féroces. Aussitôt qu'il put manier l'arc, il s'en fit un de frêne, employa le cyprès à faire des flèches, et essaya sur les animaux les coups qu'il destinait aux hommes. Depuis il échangea son arc et son carquois contre d'autres en or."

En résumé, c'est un p'tit vinyenne.

Pas étonnant qu'il nous donne du fil à retordre.

Sauf que Cupidon au début... qui a dit que l'amour était une maladie dont on ne souhaite pas guérir?

Oui, au début, Cupidon, fait souvent bien des chambardements dont tout le monde se passerait sans pourtant pouvoir-vouloir se ravir aux pièges de l'Amour, qui nous invite à relever de vertigineux défis de vie. Adorable, haïssable, indomptable Amour. Qui c'est qui a dit que l'amour c'était plus fort que la police, donc?

Avec les années, Cupidon, ses flèches, nos passions et nos tourments prennent la forme de défis différents, mais de tout aussi vertigineux défis de vie, sans doute plus lourds à relever que le petit Cupidon de début de passion.

Un gros homme mature déguisé en Cupidon - photo humoristique

Cupidon est rarement cet idéal romantique Sportif mais intellectuel, sérieux mais drôle, très disponible mais ambitieux, attentionné mais indépendant, stable mais surprenant, tout et son contraire pour toujours nous plaire en tout temps et à nous seulement tout simplement parce qu'un tel amant n'existe pas, voilà. S'il existait il ne serait pas en couple avec vous, qui êtes un être réel donc imparfait.

En fait personne n'a besoin de la perfection. S'aimer soi-même et ne pas adopter le machisme comme code de vie suffit pour être heureux en amour.


Vendredi 5 février 2010

Difficile à définir, la séduction.

La dernière fois que je me suis dit "sa compagne est chanceuse" c'était dans une aire de restauration rapide dans un des nombreux coins comme il en existe dans la ville sous-terraine la semaine dernière. 

Tentée par une assiette de sish-taouk je m'étais mise en ligne comme une bonne petite poupée russe en ayant rien d'autre à faire que d'observer le monde autour de moi. Que des femmes en ligne et que des hommes derrière le comptoir, tous des arabes pour bien faire et qui  ne savaient pas bien faire le service à la clientèle aux femmes. Ils auraient fait d'excellents chauffeurs d'autobus de la STM, pareils que les pures laines zoologiques dont le machisme personnel déborde de l'uniforme et de la fonction pour remettre les femmes "à leur place", surtout les vieilles dames sans défense. Comme celle qui était devant moi et qui a été à peine traitée comme un être humain (au resto rapide, non mais suivez-donc la conversation un peu!) alors que la jeune femme qui était devant elle avait reçue toutes les considérations (non, je ne suis pas raciste parce que, je ne crois pas - JE SAIS  - que tous les arabes ne sont pas pareils, et non, je ne suis pas sexiste parce que heureusement ce ne sont pas tous les québécois qui sont pareils non plus. Vive la différence.).

La jeune était contrariée par le comportement sexiste, la vieillle semblait malheureuse et impuissante à se faire entendre ou traitée correctement. Moi j'ai eu droit à plus de considération que la vieille, mais à moins que la jeune.

Pendant que j'attendais mon tour à la caisse, est arrivé un consommateur du genre sociable, un beau grand plutôt jeune homme, avec un sourire charmant, qui a salué cordialement et joyeusement les gars "salut les gars!" et de discuter de la dernière partie de je ne sais quel sport, moi les sports... au grand plaisir des "gars" derrière le comptoir. Ceux-ci sont devenus un peu plus personnels, moins raides, moins professionnels, ils ont commencé à s'exciter en parlant de la partie et ont commencé à avoir des comportements de contrôle machistes plus marqués sur les consommatrices (dont moi qui était en train de payer et qui voulait un verre d'eau) appuyés de mimiques de connivence avec le québécois consommateur. Sauf que lui a été impeccable. Il n'a pas embarqué dans le jeu, mais il n'a pas été moins amical avec "les gars". Rien ne s'est dit. Tout était dans le non-verbal, les regards, l'intensité et le ton de voix, le faciès, le ressenti qui transpiraît à l'extérieur, transparent. Ca se passait de commentaires, tout simplement et très efficacement. J'étais en train de me dire que ça n'avait aucun bon sens de revenir à l'époque où c'était normal dans la sphère sociale que les femmes soient traitées comme des inférieures aux hommes et je ne pensais pas que le le jeune homme (le québécois) y serait sensible. Pourtant oui. Je l'ai senti aussi choqué culturellement, je l'ai vu tiqué physiquement un peu, être agacé, mais il est resté poli et agréable socialement, comme moi. Conséquence : les "gars" derrière le comptoir se sont ajustés comme automatiquement sans rien dire non plus. Ils étaient plus polis avec les femmes. Peu importe comment cela devait choquer leur propres références culturelles, ils s'étaient ajustés. Il y a de l'espoir pour le vivre ensemble agréable, malgré les chocs culturels et les ajustements de part et d'autres. C'est tellement bon de le constater. 

C'était vraiment un beau moment à vivre, du point de vue humain. Quel homme! Quelle façon naturelle et agréable de s'affirmer sans agresser personne, ni se soumettre à quiconque. Juste d'être en sa présence c'était agréable. Oui, j'ai pensé que sa compagne avait bien de la chance, j'étais séduite. Mais bien trop jeune pour moi, le monsieur.

Il m'était arrivé souvent de devoir subir ces petits chocs culturels dans un autre restaurant de nourriture arabe où j'ai déjà vu des québécois, tous des vieux schnocks, jamais des jeunes, jamais, des jeunes, les jeunes québécois n'ont pas ça dans leur culture, heureusement, et pas tous les vieux par contre, heureusement, mais pas mal de vieux schnocks qui étaient juste trop contents de trouver des alliés pour mépriser les femmes de concert avec eux. En fait les vieux qui n'entraient pas dans le jeu étaient choqués et les très jeunes étaient indifférents, comme s'ils ne comprenaient pas ce qui se passait, comme si ces hommes leur parlaient une autre langue.

Bon, j'ai peur de faire passer (tous) les arabes pour des monstres, maintenant. C'est pourquoi, je crois, la plupart des gens se taisent, pour  ne pas faire de tort aux bonnes personnes. Par exemple ce chauffeur de taxi arabe beau comme un dieu à qui j'avais tapé une véritable crise de nerfs parce qu'il avait pris la voie élevée et que le taxi était pris dans le traffic de l'heure de pointe du matin, choix que je lui reprochais d'une façon vraiment hystérique. SPM + fatigue + manque de savoir vivre de ma part + stress intense. Une vraie peste. N'importe qui aurait ouvert la porte et m'aurait jettée en dehors de la voiture, mais il n'était pas n'importe qui. Il s'est retourné, il m'a regardée, et dans ses yeux, j'ai vu qu'il voyait la souffrance que j'exprimais et non la bourde sociale que j'étais en train de commettre.

Il m'a calmée en me parlant doucement et en me souriant. À aucun moment, je n'ai senti qu'il se sentait ma victime où qu'il me jugeait.

Ca aussi c'était fort. Ca aussi ça entre dans ce qui est très séduisant chez un homme. Lui ausis on peut dire que sa compagne est chanceuse. Etre écoutée, entendue, se dire les vraies affaires, avoir une véritable communication qui mène à la solution du conflit/problème.

Dans le calme, je me suis spontanément excusée d'avoir crié et je lui ai dit calmement que je croyais quand même qu'il n'avait pas fait le bon choix, que je serais en retard au travail, et que je n'étais pas contente, et il a dit que j'avais droit à mon opinion, mais qu'il croyait qu'il avait fait le bon choix pour se rendre le plus rapidement posssible, que ça n'aurait pas été plus vite par un autre chemin, et que de toute façon, "qu'est-ce qu'on peut faire maintenant, ça ne sert à rien de vous mettre dans cet état, vous allez vous rendre malade.  La seule chose qu'on peut faire c'est que je ne vous fasse pas payer la course si vous croyez vraiment que j'ai fait une erreur."

J'ai dû remonter loin pour la retrouver cette expérience là, mais ça vaut la peine de s'en souvenir. 


Jeudi 4 février 2010

Cupidon décoche ses flèches mais rate parfois la cible, c'est bien connu. Il est tellement chou qu'on lui pardonne toujours, sauf qu'on reste pris à devoir retirer la flèche de la chair et ça, c'est pas toujours évident. Pour personne.

Aimer les autres comme soi-même. Suite.

Nous avons vu l'importance de se respecter et de respecter l'autre, la nature du lien à l'autre. Nous avons vu qu'on peut le réduire à l'interface de nécessité absolue destinée à utliser l'autre comme un objet à notre seule satisfaction ou on peut créer des liens vraiment signifiants.

Nous avons vu l'importance de la politesse. Ca ne veut pas dire l'évitement de confrontation nécessaire. Ca veut juste dire qu'il y a des façons de se confronter sans violence, sans tout casser, sans briser l'autre, et soi-même. L'agressivité nécessaire à la confrontation - et à la vie - peut prendre les formes qu'on est capable de lui créer.

Je viens d'être mise en contact avec la dernière flèche mal visée de Cupidon. On lui pardonne. Il est tellement chou. Mais il faut encore que je la retire.

Je la retire.

Tout d'abord bien saisir la chose. La voilà :

http://www.pourunquebecpluraliste.org/le-texte/

Un genre d'Alliance-Québec de seconde génération, plus sophistiqué, débarassé du racisme crasse bien trop évident à l'égard des Québécois, de l'émotivité qui va avec et auréolé du pouvoir suprême du XXIième siècle : la science et une pseudo-raison venant de "cerveaux" (c'est comme la logique des raëliens : étant donné qu'ils sont plus intelligents que la majorité des gens, ils ont raison, leur point de vue est supérieur, la démocratie, c'est bon pour les chiens, et ceux qui ne disent pas comme eux, étant donné qu'ils sont moins intelligents, ne sont pas des autorités, et leurs points de vue ne doivent même pas être pris en considération comme faisant  partie de la réalité à observer.)

Ce qui auto-justifie de ne pas analyser réellement la situation sociale dans son ensemble. Mieux encore, c'est propager - et je suis certaine, dans ma grande naïveté  que c'est de bonne foi et pour la bonne cause - par des agents auxquels les québécois peuvent mieux s'identifier, étant québécois eux-mêmes.

Sauf que personne n'est dupe. Surtout pas l'homme et la femme de la rue. La fameuse sagesse populaire.

Malheureusement le message de ces biens-pensants est toujours le même : Ce sont les québécois les seuls fauteurs de troubles dans le monde. Boucs émissaires un jour, boucs émissaires toujours...

Ce sont - encore - les québécois qui prennent tout le blâme (en travers de la gueule, en plus) des difficultés inhérentes au multiculturalisme.

Un cas flagrant de racisme gnangnan.

La seule phrase réellement censée et utile que j'ai lue est :

"Le devoir d’adaptation est réciproque."

Sauf que j'aurais aimé que les chercheurs fassent l'effort d'une véritable recherche et arrivent avec des faits concrets et réels. Leur manifeste est basé sur l'a-priori du bon sauvage étranger face au méchant sauvage québécois. Alors qu'un être humain est un être humain, capable du meilleur comme du pire, quelque que soit sa concordance sur la charte des droits et libertés.

Cette logique des bons sauvages contre les méchants sauvages, en pratique, est un agent provocateur qui a pour effet que le québécois se ferme de plus en plus à l'étranger qui lui, ressent de moins en moins le devoir de s'intégrer puisque tout lui est pemis et que ce sont toujours les québécois qui sont blâmés pour les problèmes d'intégration, la "preuve", il se ferme en n'acceptant pas tout. Plus les québécois se font accuser injustement, plus ils se referment sur eux-mêmes, et plus ils sont blâmés "avec raison". Et tourne le cercle vicieux.

En 2010, la mentalité québécoise a profondément changée, nous sommes loin de la problématique des écoles (et autres institutions) catholiques françaises qui n'admettaient aucune autre langue ou religion, l'identité québécoise a évolué vers plus de liberté, d'égalité et de fraternité, surtout pour les femmes, bien plus que la plupart des pays d'origines (et des communautés culturelles minoritaires qui se forment à l'intérieur de la société québécoise) des nouveaux arrivants, immensément plus, et pourtant elle se fait encore accuser - encore et toujours, d'être fermée sur elle-même par des gens plus obtus que les québécois qu'ils accusent de fermeture.

La réalité actuelle c'est que l'identité québécoise comporte plus de tolérance que ne sont capables d'en vivre les nouveaux arrivants.

Ceux-ci étant humains, ils blâment, comme tout le monde, les autres de leur malheur. Les autres, c'est "nous".  Et comme si c'était pas assez nous nous faisons reprocher d'utiliser ce "nous" qui nous identifie comme "l'autre" à blâmer pour tous les problèmes du multiculturalisme. Blâmer, surtout si en criant très forts au loup, car ainsi "ils" obtiennent un tas d'avantages qui leur épargnent de faire un réel effort de prendre l'autre ("nous") en considération en tant qu'êtres humains.

Accepter ceci, c'est accepter la loi de la jungle. La violence en lieu et place de l'intelligence - l'intelligence sensible tout autant que l'intelligence raisonnable.

Il est temps que l'heure juste soit donnée et que tous ajustent leur montre pour pouvoir vivre ensemble.

La laïcité peut devenir aussi dogmatique et intolérante que la religion, c'est un fait. Mais la laïcité est sans doute à l'heure actuelle, ce qui est le plus neutre et le plus efficace dans une société qui doit gérer des différences souvent contradictoires entre ses membres - alors que l'homogénéïté sociale, c'est plus facile à vivre, ceci dit comme un fait objectif et non comme du racisme parce que je ne suis profondément pas raciste, je ne l'ai jamais été et ne le serai jamais.

C'est pourquoi je suis capable de voir la personne, l'être humain, et non la couleur de la peau, la religion, la culture, la classe sociale et je suis capable de dissocier les comportement d'une personne de la personne elle-même, ainsi que de ne pas généraliser "ils sont tous pareils". 

En ce moment, ce que j'observe, étant dans un milieu multiculturel depuis de longues années maintenant, cotoyant les gens au travail, et dans d'autres activités sociales, c'est qu'il y a de la criminalité de tolérée au non du "non-racisme", que les bandits de tout acabit en profitent pour exploiter les bons sentiments des honnêtes gens de toute provenance au nom du "non-racisme".

De plus, il y a une "mode" d'adopter le préjugé raciste qui se propage insidieusement parmi les nouveaux arrivants, avant même qu'ils aient fait des liens avec les québécois, c'est le préjugé raciste : "les québécois en tant que méchants sauvages qui ne veulent pas perdre leur identité" (qui veut perdre sont identité, d'abord? Personne. Tout le monde a besoin de son identité pour vivre. C'est essentiel une identité, il s'agit de l'ajuster, pas de la jetter... avec l'eau du bain).   

Je suis moi même régulièrement victime de ce préjugé. Autant par des québécois racistes gnangnans que par des étrangers, ou des immigrés. Je m'en fous. Je sais que je ne suis pas raciste, et je sais que ce sont des désagréments qui sont inévitables dans une société pluraliste. Je préfère les complications à un simplisme primaire.

Seulement, je comprends que d'autres peuvent réagir plus épidermiquement à des accusations fausses et qu'ils peuvent en venir à développer du ressentiment puisqu'ils sont condamnés d'avance, sans procès et sans justice sociale et je suis d'avis qu'il serait plus avantageux pour tout le monde de se débarasser de ce préjugé raciste, maintenant. Avant que le cercle ne devienne vraiment vicieux.

*

Une carte de Saint-Valentin à Patrick Lagacé pour sa lucide et surtout courageuse prise de position pour la justice sociale en haïti et contre le régime politique haïtien corrompu qui oppresse le peuple.

Certains haitiens, avec leur langage fleuri, coloré, poétique, la belle langue si digne de la perle des Antilles, tentent de s'exprimer sans s'exposer au massacre en disant que "Dieu" punit les haïtiens pour leur péchés et qu'il est temps de vivre autrement, maintenant".

Patrick Lagacé dit les choses de façon plus froide, prosaïque et moins jolie, comme on pointe un tas de sloche entre deux bumpers de chars qui cache le nid de poule où on s'enfoncerait jusqu'au mollet au mois d'avril.

Des enfants qui disent que le roi n'a pas de culotte, ça en prend.

C'est plus compliqué de tenir compte de la réalité, mais c'est moins dangeureux à la longue.  


Mercredi 3 février 2010


Mardi 2 février 2010

L'estime de soi c'est bien beau, sauf que c'est très personnel, ça recouvre beaucoup d'autres sujets délicats et ça demande souvent un investissement personnel très privé (tout n'est pas bon à dire) et c'est un processus qui dure toute la vie.

Restons pratiques. Nous sommes à 12 jours de la Saint-Valentin. Plusieurs d'entre vous qui lisez ceci sont en recherche active de valentins ou de valentines (j'utilise l'expression homme-femme pour simplifier, en passant, pour simplifier un concept de couple qui englobe toute combinaison de deux adultes consentants humains).

Étant donné que le marché des célibataires est ce qu'il est, on peut penser, raisonnablement penser, qu'il y a une certaine effervescence à l'approche de la Saint-Valentin.

Il n'est jamais trop tard pour commencer à prendre soin de son estime de soi. Seulement un changement à 90 degrés d'ici le 14 février est peu probable, d'une part, et c'est souvent dans les petites choses de la vie pratique que les grands mouvements d'âmes prennent toutes leurs forces, d'autre part.

Scénario : nous sommes le 2 février et vous comptez bien vous fixer l'objectif de passer cette année la Saint-Valentin en charmante compagnie.

À cette idée vous stressez trop (peu importe les raisons).

Voici donc la trousse de dépannage d'urgence pour rencontres réussies. Oubliez tous les trucs de séduction pour séducteurs patentés : prenez une profonde respiration complète chaque fois que le stress vous submerge jusqu'à ce que vous ayez retrouvé votre calme et soyez simplement vous-même et poli.  

Parce que les trucs de séduction, on peut facilement se casser la gueule dessus. Exemple? Exemple. "Ayez le sens de l'humour". D'accord. Mais le sens de l'humour de l'un ne fait pas nécessairement rire l'autre. Faire rire est plus difficile que susciter n'importe quelle autre émotion et faire rire vraiment de bon coeur nécessite parfois une complicité ou du moins une connaissance de l'autre que l'on ne possède pas à la première rencontre. Sans parler de la gêne qui submerge les gens (enfin ceux qui ne sont pas narcissiques avec un grand N) et qui est bien... gênante pour commencer à faire des acrobaties sociales réussies.

 

La calme (relatif) et la politesse (absolue), qui ne riment pas nécessairement avec bonnet de nuit, vous l'aurez remarqué, sont des terrains propices au bon déroulement des nouvelles rencontres, qu'elles se terminent par la constatation qu'une chimie se forme, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout. Dans un cas comme dans tous les autres, le calme (relatif) et la politesse (absolue) sont garants de préserver l'estime de soi des deux protagonistes, peu importe l'issue de la rencontre et même de leur faire passer un moment agréable (contrairement à certaines histoires que j'ai entendues, vraiment traumatisantes tant pour les hommes - qui n'osent pas souvent se plaindre que la colombe qu'il croyait aller rencontrer, leur a vraiment labouré l'estime de soi tel un vautour fondant sur sa proie comme s'ils n'étaient rien d'autres qu'un rat pas encore tout à fait mort à achever parce qu'il allait payer pour les autres, la minute que le pauvre type empêtré dans sa timidité avait fait un faux pas. Les ours mal-léchés affligés d'un machisme primaire peuvent aussi monter sur la première marche du podium.  Les Odieux Olympiques et les soldats de la guerre des sexes (ou du sexe si vous préférez). 

Sauf que la politesse c'est quoi au juste. Bin c'est le mode d'emploi pour interagir avec d'autres êtres humains de façon à obtenir des résultats optimaux sans rien briser.

C'est pas très compliqué.

Moins compliqué que le mode d'emploi pour monter les meubles Ikéa messieurs. Et mesdames.

Mais c'est pas très connu, et encore moins reconnu.

C'est quoi au juste la politesse?

Une entrée :

"La politesse, c’est très important, et on a tendance à l’oublier. C’est une vertu démocratique d’ailleurs. La politesse structure le lien social. La politesse constitue un code de communication en même temps. En fait, il y a quatre piliers du savoir-vivre, explique-t-on dans un " Que sais-je? " consacré à la question : la sociabilité, l’équilibre, le respect d’autrui et le respect de soi."

LA SUITE  ICI

 

 

 

 

 

 

 


Lundi 1 février 2010

Maquillage artistique

Certainement pas plus qu'une boîte de chocolats et qu'un bouquet de roses rouges. L'inconscient ne choisit pas ses symboles au hasard.

On aime ça quand même, et on veut recommencer. On sait qu'une fois le chocolat consommé, le parfum de la rose fanée évanoui, le corps et l'esprit auront été nourri. Le chocolat et le parfum des roses possèdent un réel pouvoir pour faire voir la vie en .... rose, et en jouir. Ce n'est pas parce que ça arrête que ça n'a jamais existé ni que les effets ne se font pas sentir à court, moyen et long termes.

Ceci dit, il reste que l'amour romantique semble n'être utilisé que comme un simple, le plus simple possible, vecteur entre un homme et une femme. plutôt qu'en tant que l'interface sensible qu'il aurait l'occasion d'être, où les différences se rencontrent véritablement dans une relation signifiante et regénérante en profondeur pour tout l'être au lieu de se contenter d'être généralement  circonscrite à une région génitale bien spécifique et survalorisée par rapport aux autres aspects de la relation, tant sexuelle qu'émotionnelle.

Pourquoi se priver ? Je vous le demande.   

 


Lundi 1 février 2010

Ca y est le mois de l'Amour est commencé.

Une grande part des deux prochaines semaines sera utilisée par Cupidon pour préparer une Saint-Valentin (sauf exception) digne de ce nom et pas bâclée à la dernière minute un 13 février (date porte-malheur).

*

L'amour, donc.

Aimer.

Aimer les autres comme soi-même.  S'il n'y a pas d'amour de soi, il n'y a pas d'amour des autres possible.

Je ne parle pas d'onanisme au sens "masturbation solitaire" du terme, non, je m'en bran... balance de votre auto-érotisme, il s'agit de quelque chose de plus fondamental : l'estime de soi.

"Que reste-t-il de l’humain blessé, humilié, vaincu parfois mais vivant ? Que reste-t-il de nous après nos échecs, après nos erreurs et après nos sentiments de culpabilité ?? Il reste cette partie noble de nous, celle qui continue à croire, à vivre et qui va assurer la suite. Cette partie dont nous ne pouvons pas vivre sans. Cette partie est l’estime de soi.

L’estime de soi n’est pas d’avoir des idées positives sur soi même, n’est pas l'égoïsme, arrogance, prétention, narcissisme, un sens de supériorité. Les individus avec l'estime de soi pauvre ou défensive tentent de prouver à eux-mêmes leurs valeurs, à impressionner les autres, arrogance et mépris. Ils manquent généralement de confiance en eux-mêmes, et doutent de leur valeur et sont peu disposés à prendre des risques ou de s’exposer eux-mêmes à l’échec."

SOURCE

Pas de confiance en soi, pas de relation satisfaisante à soi et aux autres.

Juste un mode de survie dans l'ego pour tenter de tenir à distance ou tenter de rabaisser les autres au niveau du peu d'estime de soi.


Dimanche 31 janvier 2010

Vous avez jusqu'à minuit ce soir pour vous pencher sur la question. INTERDICTION TOTALE DE LE FAIRE DURANT LES ONZE AUTRES MOIS DE L'ANNÉE (là je viens de gagner tous les rebelles à ma cause, gnac, gnac, gnac, gnac). Manipulatrice? Si. Mais. Peu. À peine.

Personnellement j'ai récolté pas mal en ce mois, pas de la gratitude envers moi, j'ai bien appris ma leçon, et je n'agis pas en attente de gratitude (pour faire du ressentiment après), mais j'ai bien récolté de m'être rendu plus évident qu'avant tout ce pourquoi j'ai de véritables raisons d'éprouver de la gratitude. Emberlificotée comme phrase, mais je la garde.

Bon.

Préparez-vous parce que demain, c'est février, et février, c'est le mois de....

Le mois de...?

Oui.

Le mois de

LAmour


Samedi 30 janvier 2010

En voilà un qui a eu la gratitude prolifique, en reconnaissant son potentiel à travers un cadeau auquel il a dit un grand merci.

http://www.musee-virtuel.com/vettriano.htm

Bien sûr que ça ressemble aux images utilisées par la floppée de manuels sur l'apprentissage autodidacte de la peinture qui ont inondé le marché de masse dans les années 60. C'est un peintre autodidacte. Ce qui fait qu'il est boudé par la clique de ses contomporains qui s'est autoproclamée "nous les vrais peintres qui faisont de la vraie peinture", simplement parce qu'il est totalement indépendant de tout mouvement sauf le sien. Tout comme les impressionnistes avaient été qualifiés de barbouilleurs par les figuratifs en leur temps, tout comme le Douanier Rousseau (un autre autodidactique et peintre naïf, celui-là) qui puisait son inspiration dans "son monde à lui tout seul",  qui se faisait régulièrement snober et railler par,  Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Mártir Patricio Ruizy Picasso, plus connu sous le nom de Picasso, peintre de père en fils qui, lui, a pourtant totalement emprunté le cubisme à l'art africain et n'a pas pour autant été taxé de plagiaire.  On est toujours l'iroquois de quelqu'un comme chantait l'autre : faire et laisser braire.

Vous en voulez encore du Vettriano?

(Non-non, je n'ai pas toujours pas de pourcentage sur les ventes pour quelque pub que ce soit que je fais ici.) 


Jeudi 28 janvier 2010

Selon les théories de Robert Emmons (entre autres) être envieux constitue un autre opposé à la gratitude.

En effet, j'ai constaté qu'il est très facile de se mettre à envier les avantages du voisin, surtout si l'on croit (à tort ou à raison) que ces avantages nous rendraient la vie plus aimable.

Il est plus facile de rester assis sur ses lauriers au beau milieu d'un jardin en friche en admirant la verdeur de la végétation de ceux des autres que de se lever, enlever les pierres du nôtre, bêcher, creuser les sillons, semer, cultiver avec soins et intelligence, ramasser et engranger les récoltes.

La gratitude de la reconnaissance du jardin secret permet de vivre activement sa vie, évite la passivité, le défaitisme et l'insatisfaction perpétuelle, provoque l'épanouissement personnel et l'actualisation du potentiel ce qui résulte en une profonde satisfaction face à la vie.

On peut ressentir de la gratitude du seul fait d'être informés et d'être conscients d'avoir le choix de faire l'effort de recentrage sur soi (en lien avec le monde)  et sur son pouvoir presonnel à travers la gratitude au lieu de se laisser tomber dans la facilité d'envier l'autre (sans savoir la réalité de l'autre) ou pire, d'en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes.

Parce que l'abattage du bouc émissaire, cette "solution" à notre souffrance est une impasse, alors que la culture du jardin secret nous permet non seulement d'éviter l'impasse, mais de régler nos véritables problèmes et de nous procurer d'innombrabres occasions de joie, de bonheur, de jouissance.

Quand à la souffrance, elle fait partie de la vie, et est inévitable et peu importe si l'on se crée des occasions de souffrance (souffrir et/ou faire souffrir) maximales ou minimales. Seulement, je ne vois pas l'intérêt de faire des choix qui accroient la souffrance si on a l'occcasion d'agir pour en vivre et en faire vivre un minimum.

Que les maso se rassurent : il en restera toujours assez pour tout le monde, même si on cultivait tous notre jardin secret et que l'on vivait dans une satisfaction profonde et harmonieuse la plupart du temps.  Et pourquoi? Parce que, selon les bouddhistes, il (n')existe (que) trois malheurs inévitables : La mort, la maladie, et le fait d'aimer et de ne pas être aimés en retour. Tout le reste est créé par l'Homme. Alors qu'il s'agirait de supporter sa souffrance sans la multiplier pour la ramemer à sa plus simple expression, qui d'ailleurs, pointe toujours automatiquement vers son contraire, là où on a véritablement la chance de ne pas souffrir.

La plupart du temps cette souffrance au lieu d'être accueuillie, assumée, écoutée, et respectée comme faisant partie du processus qui mène vers plus, est dissipée et explose dans la recherche agressive d'un bouc émissaire. Quelqu'un doit expier la souffrance ressentie, quelqu'un doit payer, c'est la (fameuse) faute de l'autre, des autres qui nécessite un bouc émissaire pour gérer les désagréments et les complexités de la vie.  

Mais la violence est inutile comme modus operandi ordinaire pour régler les problèmes.

"(...) perversion du discours : tous les coupables se veulent, à notre époque, des victimes innocentes! Mais la Révélation progresse quand même : plus la violence s'aggrave, plus le sacrifice devient absurde ; plus il est évident que les victimes sont innocentes, plus il devient clair que la violence est inutile." - René Girard

René Girard à travers sa connaissance de la littérature a dégagé trois observations pertinentes sur l'évolution des sociétés humaines depuis l'avènement du christianisme. Brillant, vraiment.

 


Mercredi 27 janvier 2010

Quoi faire avec quelqu'un qui veut trop aider?

Exemple? Exemple :

Les États-Unis et Haïti. Là, ce serait comme qui dirait un peu envahissant comme aide et pourtant cette aide est réelle et nécessaire. Quoi faire-Quoi faire?

Prendre la troisième voie.

La première voie : réaction passive-agressive.

Ne pas se rebeller, mais saboter et dénigrer. Conséquence : mauvaise ambiance émotive, sape l'énergie de tout le monde, ralenti, peut faire échouer des choses importantes.

 

La deuxième voie : réaction agressive. Conséquence : ambiance émotive toxique si à long terme, risque de conflits ouverts, peut faire échouer des choses importantes.

 

La troisième voie : l'affirmation dans la reconnaissance.  

Exemple :

Merci pour l'aide, c'est tellement nécessaire et apprécié. C'est important et il y a reconnaissance. Cependant, nous trouvons que c'est important de garder notre autonomie en tant qu'Haïtiens.

C'est là qu'on verrait si les States sont là pour aider ou pour contrôler (contrôler totalement je veux dire, faut pas trop rêver avec l'Oncle Sam.)


Mercredi 27 janvier 2010

J'ai vu mon premier G-Sting à Montréal - disons plutôt pour faire un reportage et non un billet d'opinion que j'ai vu la paire de fesses, pas la ficelle qui tenait le cache-sexe - il y a bien longtemps. La fille était en bicyclette avec son copain en plein mois de juillet et elle roulait dans le parc en costume de bain et lunettes de soleil, on ne lui voyait pas les yeux et c'est tout ce qu'on ne lui voyait pas. Lui, chandail et pantalon légers, l'air fier comme un paon d'être avec la jeune fille aux paires. J'ai trouvé qu'elle avait l'air d'un zèbre sauf pour la peau, tout comme ceux que l'on voit dans les docu de National Geographic (toujours pas de pourcentage sur la pub!) lorsque le lion plante ses crocs dans la croupe. C'est tout.

J'ai vu ma première burka à Montréal l'année dernière. Dans le métro. Elles étaient deux dames, enfin je pense, j'ai pas été voir sous leurs tentes. Et qui sait? Elles n'avaient peut-être pas une ficelle sur elles sous la structure qu'elles supportaient. C'était la première fois que je voyais une burka en vraie (deux du coup!), et je dois dire que j'ai été plus curieuse pour la paire de burkas que pour la paire de fesses. Je me suis assise sur le troisième siège libre qui est perpendiculaire aux deux sièges qui forment l'ilôt de trois sièges dans les anciens wagons du métro pour les regarder mine de rien. J'ai les ai regardées droit dans les yeux derrière leur petite grille de tissus. Bon, traitez-moi de folle si vous voulez, mais j'ai eu l'impression qu'une communicaton muette a commencé :  j'ai senti qu'elles me haïssaient. Les yeux ça parle, c'est ce qu'on devrait couvrir si on ne veut pas se dévoiler. Après quelques secondes, j'ai eu l'impression que la haine se changeait en blâme en douleur en souffrance, elles me regardaient aussi des pieds à la tête. Et puis j'ai eu l'impression qu'elles m'enviaient et qu'elles me/se demandaient pourquoi je n'étais pas solidaire et que je ne les aidais pas à être aussi libres que moi, comment est-ce que je pouvais passer à côté d'elles, comme indifférente à leur sort, sans sembler voir les humains qu'elles sont. Mais je les ai vues et très bien vues. Je les aurais même comme entendues. Appelez ça de l'intuition féminine si vous voulez.

Peu avant, j'avais vu un documentaire  - oui, j'aime les documentaires comme d'autres aiment la téléréalité- on sait que c'est toujours plus ou  moins arrangé avec le "gars des vues" mais on a l'impression d'être en direct sur la vraie vie quand même - sur la condition des femmes au Liban. Entre autre chose, nous avons eu droit à la visite d'une usine où les travailleuses étaient en burka. Et bien, les dirigeants de l'usine, pourtant de bons musulmans, étaient pour que leurs travailleuses enlèvent la burka parce que la chose les empêchaient de produire à la cadence maximale (limitait leur profit). Vous auriez dû leur voir l'emmanchure! Les pauvres, pas évident de se démener pour produire plus et plus vite pour satisfaire course au profit dans une société industrielle avec des habits tribaux. Au moins deux fois plus fatigant que si l'habit permettait de se mouvoir librement et probablement dix fois plus fatiguant que leur travail traditionnel. De plus les employeurs se plaignaient qu'elles avaient trop chaud et s'évanouissaient parfois quand la chaleur était trop accablante.

Sortir d'un esclavage pour entrer dans un autre, équivalent ou pire ?

Quoi qu'il en soit. Si le voile ne me dérange pas parce que je n'ai jamais sentie que les femmes d'ici qui les portaient étaient malheureuses de le faire, la burka j'y crois pas.

La France veut les interdire dans les lieux publics.  Ca me semble correct. Elles ne devraient être autorisées qu'en cas de tempête de sable ou de tempête de neige ou en cas de force majeure, du genre "je n'ai rien à me mettre", un lendemain de veille quand on ne veut pas se faire poser de question par ses collègues parce qu'on sommeille quelques minutes sur sa chaise ici et là durant les accalmies, quand on a une surcharge pondérale disgracieuse en voie de se régler, entre la maison et la clinique de chirurgie esthétique pour son injection de botox dans la ride du lion, son redrapage du ventre, sa lipposuccion des cuisses, son changement de prothèses mammaires dont le silicone coule, ce genre d'urgences.

Quand à moi, je me contenterais que l'interdiction des burkas dans les piscines publiques ne soient pas considérée l'équivalent d'une gifle aller-retour à la face d'Allah doublée d'un écrasement d'orteils de toutes ses forces, et je faciliterais (plus que ça - actuellement l'aide aux émmigrantes se limite à au nécessaire : nourriture, vêtements, logement, enfants et le summum aide à l'entrée sur le marché du travail)  la transition des femmes qui le désirent à un mode de vie occidental qui leur faciliteraient leur nouvelle vie. Le facteur humain est une réalité tout aussi tangible que le climat, après tout.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que de pouvoir vérifier l'identité de la personne qui vote, aussi.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable de savoir que ce qui se déplace sous la tente n'est pas un terroiste travesti.

Il me semble que c'est un accomodement raisonnable que je conserve intact le droit de parole dans la société dans laquelle de choisi de vivre.

Par contre, hier, j'ai vu une jeune fille qui portait un de ces masques de chirurgien, vous savez? Ceux que portent les paranos anti-microbes? Et bien, ça ou le voile intégral pour se cacher pour faire des mauvais coups, c'est kif-kif.

Qui a l'esprit d'entrepreneur ici? Parce que fabriquer de tels masques dans une matière transparente va bientôt être très très payant, si on va par la!


Mardi 26 janvier 2010

Chaque hiver j'ai l'impression de me retirer dans ma coquille et de faire un tour sur moi-même comme en vrille et comme en rêve, au ralenti, un peu plus profondément, je creuse ma vie. Un tour d'évolution. Nous évoluons en spirale paraît-il. Plaît-Il? Que ça vous plaise ou pas, c'est comme ça. J'y peux rien, vous n'y pouvez rien. Au dernier tour, quelle température fera-t-il le lendemain? Parce que le monde continuera à tourner sans moi. Dur à croire, mais c'est comme ça. Tombera-t-il une petite neige douce qui sent bon? Fera-t-il beau soleil et chaud ? Je ne suis ni triste ni nostalgique. Je suis simplement de plus en plus consciente que j'achève et bien sûr j'ai encore peur de la mort, mais je me sens de plus en plus prête, à mesure que je m'approche de ma date d'expiration et en même temps, je m'énerve moins avec la vie et je savoure plus le moment présent. Chaque âge a ses plaisirs.

Je suis moins exposée au terrorisme émotionnel. Comme un escargot, qui paraît-il peut se déplacer sur une lame de rasoir sans se couper. Je n'ai jamais fait l'expérience et ne comptez pas sur moi pour la faire non plus ou pour suggérer à quiconque de se lancer.

Mais je vous vois les yeux, là, vous être restés saoulés au scotch (scotchés comme disent les fronçais. Expression remaniée par l'office de la langue française de votre colimaçonne préférée - vous en connaissez d'autres?) par l'expression "terrorisme émotionnel".

Je vais vous faire une définition courte. Lente mais courte.

Terrorisme émotionnel : Action violente visant à détruire la bonne humeur, le bonheur, la sérénité, l'équilibre émotionnel ou la santé mentale d'une autre personne ou d'un groupe de personnes généralement dans le but de "gagner". Consciemment ou inconsciemment.

Par exemple?

Par exemple, la gratitude.

Certaines personnes ne peuvent supporter la gratitude (la vraie affaire, là, pas la manipulation. Je sais, il s'agit de bien distinguer le vrai du faux, ce qui n'est pas toujours gagné d'avance, la voie, selon les sage, la voie est mince comme le fil du rasoir. C'est comme ça. Nous l'avons vu plus haut.)

Il faut absolument qu'ils tentent de détourner les bons sentiments, qu'ils les brisent, qu'ils renversent les pôles de l'énergie pour en faire une force négative. Ils s'essayent, parfois, souvent, ils réussissent et tout le monde se sent mal. C'est pourquoi en général, ils sont qualifiés de tordus.

Et bien maintenant je les regarde se tordre et ça m'affecte moins.

J'ai enfin réussi à maîtriser le jiu-jitsu psychologique qui consiste à ne pas se laisser blesser sans pour autant agresser.

Hum....


Dimanche 24 janvier 2010

L'eau courante dans le cabinet d'aisance.

Siège d'aisance

Source de l'image : Maison Saint-Gabriel

Alors qu'au début de la colonie on trônait tout autrement.

Quand on pense aux emmerdements causés par ceux qui ne remplacent jamais le rouleau de papier de toilette vide, laissant la corvée à ceux (généralement celles) qui le remplacent toujours, on peut s'imaginer comment il en allait quand il fallait ouvrir la petite porte, se pencher pour sortir le pot de chambre plein, courir avec (d'où l'expression "eau courante" une fois la technique améliorée par la suite (ici l'article ne cite pas assez ses sources comme dirait wikipédia, références douteuses) jusqu'à une fenêtre, le vider, le laver? le remettre à sa place, et ladite place n'avait-elle pas été éclaboussée ou était-elle impeccable, qui nettoyait ça (parce qu'on sait que c'est la personne qui change toujours le rouleau de papier de toilette qui s'occupe toujours aussi de laver le bol de toilette, c'est un mystère pour personne), quand, et comment cela se faisait-il dans ce temps-là?  

De nos jour on "flush" sans une pensée de gratitude.

 


Samedi 23 janvier 2010

La dernière partie de ma vie se passera, grand bien m'en fasse - merci la Vie! - dans un état moindre de grande naïveté. Je ne me fais pas trop d'illusion, cependant. Je mourrais probablement plus naïve que la moyenne des ourses. Mais moins que durant la première partie de ma vie. Dans mon cas c'est déjà un grand pas.

- Quel rapport avec le titre ?

- Le service est lent... y a des escargots en entrée...

- Il  n'y a qu'une table et ça prend deux éternités pour la mettre!

- Heureusement qu'en plus y a rien à faire cuire, parce qu'on ne seraient pas sortis de l'auberge, hargn, hargn, hargn.

- Si t'es pas pour écrire sur le cul avec un titre pareil, pauv' fille, dégage le plancher, on est là pour le sexe, Miss Tarte-tarte. 

Silence dans la salle!

Non mais.

La tendance Slow-Sex vous en avez jamais entendu parler?

Peu importe.

Ce n'est pas au menu du jour.  Aujourd'hui c'est du sexe cru que je ne trouve pas apétissant qui est servi.

Dans ma grande naïveté j'ai toujours cru que j'aimais le sexe.

Je ne m'étais jamais posé de questions parce que je fondais cette croyance sur les expériences plaisantes seulement (et les autres étaient étiquettées "erreurs de parcours", pas classifiées sous la même rubrique que les expériences plaisantes).

C'est dans ce domaine que j'ai le plus souvent écouté mon corps, je n'avais pas tellement le choix :  fortes attractions ou répulsions puissantes. La norme : expériences rares mais intenses plutôt que nombreuses et banales - quelques exceptions. Movitée par l'amour avec un Grand A au mieux, par l'amour amitié au pire.  Rarement par curiosité ou simple appétit sexuel : beaucoup trop hypersensible. Bref,  je ne faisais strictement que ce qui me plaisait quand ça me plaisait avec qui j'aimais et je ne comprenais pas que le sexe pouvait dégoûter qui que ce soit.  En fait je ne comprenais pas que des gens pouvaient faire des choses qu'ils n'aimaient pas, qui pouvaient les dégoûter. Du moins, pas à répétition. Dans mon cas je préférais l'abstinence à l'absence d'intensité, alors le dégoût... Certes, je me suis sans doute beaucoup plus abstenue que la moyenne des lapines, mais du moins n'avais-je pas le sentiment intime de ne pas aimer le sexe. Ou que le sexe était sale, gras, dégoûtant, écoeurant.

 Jusqu'à dernièrement.

J'ai eu l'impression de découvrir tout à coup pourquoi le sexe écoeure le monde. Je pense que c'est à force de m'en faire mettre sous le nez, dans cette société, n'importe quand, n'importe comment, par n'importe qui, tout le l'temps. Mal apprêté, trop apprêté, pas assez apprêté. Des sortes d'incessants attouchements psychologiques non désirés. Trop crûment surtout. Le sexe tartare quand t'as même pas une petite pointe d'excitation - et même dans mon cas, ça ne suffit pas, j'ai besoin d'une véritable relation avec un humain signifiant (mâle, l'humain) pas nécessairement l'amour passion, ne serait-ce qu'un lien d'amour-amitié dans une relation pas nécessairement d'engagement total, ou bref comportant un sentiment réciproque réel de prendre l'autre en considération comme être humain - une qualité certaine à ce niveau là. Alors le cru sans considération pour l'autre autre que l'utiliser comme objet sexuel, et non, je ne parle pas que de misogynie, les homosexuels le font aux hommes aussi, utiliser l'autre au lieu d'être en relation avec, doublé du sexe cru, ça m'écoeure.

J'ai découvert ça en tentant de retrouver une libido - qui semblait avoir foutue le camp avec un voilier d'oies sauvages - en lisant de la littérature érotique pour femmes : Nouvelles érotiques de femmes par Julie Bray. Pas ma tasse de gras.  Ca m'a donné mal au coeur en fait.  Je ne me reconnaissais pas dans les maudites cochonnes débridées aux fantasmes vulgaires (oui ma chère, c'était d'un vulvegaire, je vous dis!) et aux appétits tous plus grossiers, voire grotesques, les uns que les autres qui s'enfilaient (!) dans ces nouvelles.  Or, il faut pouvoir s'identifier à l'héroïne pour vraiment apprécier une fiction. Pas capable. Je ne me reconnaissais pas du tout.

Bon, que je me suis dit : c'est mal écrit.

Et j'ai tourné la page.

Puis je suis tombée, au hasard d'un battage plublicitaire, sur ça. Pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, c'est ça.  Écriture hors du commun, paraît-il. Je commence à lire, surtout par curiosité, certaine que le contenu "pour adultes" ne me ferait pas ciller d'un cil, et peut-être d'un poil plus que ma précédente tentative. Et bien, devinez quoi? J'ai lu 405 pages. La plupart des fois, c'est écrit trop "gras", j'ai eu mal au coeur.

Décidément, est-ce que le sexe me dégoûterait? Je ne me reconnais plus. Est-ce grave, docteur?

- Pas plus grave que le fait que la nourriture parfois me dégoûte tout autant, bien que par ailleurs me nourrir me procure des jouissances exquises. C'est comme ça. Votre heure de consultation est écoulée. Veuillez payer mes honoraires à ma secrétaire en sortant, et pensez la prochaine fois à enlever vos chaussures boueuses avant de vous étendre sur le divan.

D'accord.

Mais je me sens mieux parce que, l'esprit humain étant ce qu'il est, je ne pouvais plus penser à un éventuel rapport sexuel avec un éventuel être aimé (d'amour ou d'amitié, peu importe) sans que le coeur me lève.

Maintenant, je sais que l'appétit vient seulement en mangeant ce qu'on aime.  Ouille! J'espère que le jeu de mot n'aura pas, n'est-ce pas...


Jeudi 21 janvier 2010

 

C'est fou quand on commence à penser à la gratitude comment les occasions de dire merci sortent de partout!

Les États-Unis et Haïti par exemple. C'est étonnant qu'ils se soient mobilisés dans un seul but de solidarité internationale. 

Ce qui est étonnant aussi c'est comment tout le monde s'est empressé de critiquer les states (moi la première) pour leur intervention en Afganistan et durant l'ouragan Katrina (ouragan ou ouragane, coup donc?) et que personne ne souffle mot concernant leur réaction étonnante face au malheur qui frappe la perle des Antilles.

J'ai entendu une critique cependant : l'armée américaine était armée.  Heu?! Mais encore? Où est le problème? En général, les armées sont armées. C'est pas comme s'ils étaient débarqués en mitraillant tout ce qui bouge pour régler le problème.

Et puis faudrait pas tomber dans l'angélisme. Les humains sont des êtres humains, et oui, il se trouvent que ceux qui sont victimes du sort  peuvent AUSSI faire du tort, bien qu'ils soient toujours, la plupart du temps, une minorité que doit subir la majorité. 

Les prisons ont été détruites je le rappelle. Ce qui fait que des gens dangeureux courent sans doute en ce moment dans la nature et qu'il s'agit de protéger les innocents.

Quelques cas ont été rapportés d'hommes qui violentaient pour s'approprier de l'eau et des vivres, et qui s'en prenaient aux femmes et aux enfants : aux plus faibles, quoi.

Le peuple Haïtien a déjà assez souffert comme ça.

L'aide humanitaire passe aussi par la capacité à organiser les secours, et c'est le rôle de l'armée, ainsi que de garantir l'ordre et la paix nécessaire pour sauver le plus de personnes possibles.

Alors de grâce...Rendons à César... 

 

 

 

 


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